PubGazetteHaiti202005

Assassinat de Jovenel Moïse: Mario Antonio Palacios plaidera « non-coupable », selon son avocat 

@Haïti24net

Mario Antonio Palacios, un des suspects clés dans l’assassinat du président de la République Jovenel Moise, plaidera « non coupable », selon ce qu’a indiqué, hier vendredi 4 février, son avocat Alfredo Izaguirre à l’agence de presse EFE. Présents au tribunal hier, M. Palacios et son avocat ont demandé de reporter d'un mois la lecture officielle des deux chefs d'accusation auxquels il fait face: complot en vue de commettre un meurtre ou un enlèvement en dehors des États-Unis et fourniture d'un soutien matériel ayant entraîné un meurtre.

 

 

Accusé par la justice américaine d'avoir participé au « complot en vue d'enlever ou d'assassiner » le président Jovenel Moise, Mario Antonio Palacios "plaidera non coupable", a déclaré l'avocat Alfredo Izaguirre à l’agence de presse EFE à sa sortie du tribunal de Miami où l'affaire est en train d’être jugée.

Selon l’agence de presse EFE, Mario Antonio Palacios, 43 ans, et son avocat se sont rendus hier vendredi devant un tribunal de Miami où ils ont demandé de reporter d'un mois la lecture officielle des deux chefs d'accusation auxquels il fait face: complot en vue de commettre un meurtre ou un enlèvement en dehors des États-Unis et fourniture d'un soutien matériel ayant entraîné un meurtre.

Le tribunal a accepté et l’audience a été fixée au 4 mars. Izaguirre a déclaré à EFE qu’il avait précédemment demandé un mois de plus car il a été difficile de rencontrer Palacios en raison des restrictions dues à la pandémie de covid-19 et au règlement de compte entre gangs armés dans les prisons fédérales.

 

Jovenel Moïse a été abattu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 dans sa résidence privée à Pèlerin 5. Un commando composé de mercenaires colombiens et haitiano-américains est soupçonné d'avoir perpétré ce meurtre.

Mario Palacios est accusé d'être l'un des cinq hommes armés qui se sont introduits dans la pièce où le défunt président a été tué.

Arrêté en octobre en Jamaïque, il n'a pu être extradé vers Haïti faute de preuves fournies par les autorités gouvernementales haïtiennes. Il a ensuite été de nouveau arrêté le 3 janvier au Panama, lors d'une escale sur un vol en provenance de la Jamaïque, et extradé vers les États-Unis.

La loi américaine est impliquée dans cette affaire car le plan, visant à tuer le président haïtien, aurait été en partie organisé sur le sol américain en Floride, par des ressortissants américano-haïtiens.

Palacios risque la perpétuité. Un autre suspect a été inculpé par la justice américaine le 20 janvier dernier. Rodolphe Jaar, 49 ans, est également accusé de complicité dans le meurtre. Il a admis lors d'un entretien avec la police américaine en décembre avoir fourni au commando des armes et des munitions.

 

Par : Daniel Zéphyr

Category

Politique

Culture

Economie

Sport