En conférence ce jeudi 3 février, les responsables du Collectif Défenseurs Plus, à savoir la Directrice de programmes, Chaïna Etienne, du responsable de communication et de plaidoyer, Samendina Lumane Jean et de l'assistant de programme, Lékéné Jensen Dufort, ont présenté le bilan annuel de la situation des droits humains dans le pays. L'organisme des droits humains compte dans ses données au moins 2500 personnes assassinées pour l'année 2021, 740 personnes ayant perdu leur vie dans les accidents routiers, près d'une centaine de morts par incendie et plus d'un millier de victimes de cas de kidnapping.
Dans ce rapport de 50 pages, le Collectif Défenseurs Plus dresse un tableau alarmant de la situation des droits humains dans le pays pour l’année 2021. L’organisme de défense des droits humains a attiré l’attention sur certains droits de première génération qui n’ont pas été garantis au cours de l’année 2021, comme le fonctionnement de la justice, le droit à la sécurité, le droit à la vie et au respect de la dignité humaine.
Dans le cadre de ce rapport annuel, le Collectif Défenseurs Plus note que le fonctionnement du système judiciaire haïtien au cours de l’année 2021 a fonctionné au ralenti. Et selon l’organisme de défense des droits humains, diverses causes sont à la base comme l’arrestation du juge Yvickel Dabresil et le décès de Me René Syvestre.
Pour ce qui concerne du droit à l’insécurité, le Collectif Défenseurs Plus dit « constater que les autorités étatiques ont du mal à garantir la sécurité des biens et des vies de toute personne résidant le territoire national. »
En effet, le Collectif Défenseurs Plus dit compter dans ses données, au moins 2500 personnes assassinées pour l’année soit sept (7) personnes tuées par jour en Haïti, près d’une centaine de morts par incendie, 740 personnes décédées dans les accidents routiers et plus d’un millier de victimes de cas de kidnapping.
Dans le cadre de ce rapport annuel, le Collectif Défenseurs Plus note également la violation du droit à l’identité. Selon le directeur des archives nationales, Wilfrid Bertrand, pour citer le Collectif Défenseurs Plus, plus de trois millions ( 3.000.000) d’Haïtiens vivant à l’intérieur et à l’extérieur du pays n’ont pas d’acte de naissance.
En 2021, le Collectif Défenseurs Plus indique qu’: « aucune politique n’a pas été définie en vue de permettre à ces gens d’avoir leurs noms dans les registres de l’État haïtien et d’organiser le système de telle sorte que dans toutes les juridictions du pays, les enfants soient enregistrés de manière systématiquement tout en fournissant de moyens adéquats aux officiels d’État civil ».
Outre, la violation du droit à l’identité, le Collectif Défenseurs Plus souligne également la violation des droits économiques sociaux et culturels, tels que les droits à l’éducation, à l’alimentation et à la santé.
Dans le cadre de ce bilan annuel, l’organisme de défense des droits humains note aussi la violation des droits humains spécifiques comme les droits des enfants, des personnes handicapées, des femmes et des migrants.
Pour conclure ce rapport, le Collectif Défenseurs Plus formule aux autorités étatiques ces recommandations suivantes: réduire le taux d’accidents sur les routes, régulariser les institutions, enquêter sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, continuer le vetting au sein de la Police Nationale d’Haïti, rendre accessible l’éducation pour tous et pour toutes, accompagner les agriculteurs et les paysans travailleurs, rénover les hôpitaux et les centres de santé publique dans les, procéder à des campagnes de sensibilisation dans les dix départements du pays sur l’importance de la protection de l’environnement, augmenter le personnel et les matériaux au sein de la CNE, garantir le respect des droits économiques de la population haïtienne et surveiller les soins donnés en s’assurant d’une bonne formation pour les médecins.
Par: Fenel Pélissier
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