L'organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL) dans une note datée du lundi 31 janvier et portant la signature du directeur Exécutif Rev. Père Gardy Maisonneuve se positionne sur la volonté du premier ministre Ariel Henry de créer le nouveau Conseil Électoral. Pour l'organisme de défense des droits humains, « former un Conseil Électoral Provisoire dans un contexte où le pays fait face à une crise économique et sans borne et que l'Etat est même incapable de payer ses employés, relève d'une aberration absolue. »
L’Organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL) dit « (avoir) a appris avec stupéfaction que le gouvernement actuel représenté par le premier ministre de facto, le Dr. Ariel Henry, entame une fois de plus une démarche impopulaire visant la formation d'un Conseil Electoral Provisoire (CEP) chargé de renouveler le personnel politique ».
L’Organisation SKL informe qu’elle avait reçu en date du 08 octobre, une correspondance du premier ministre Ariel Henry dans laquelle ce dernier avait invité Mme Kettly du regroupement de RONADH à réunir les différents acteurs du secteur en vue de sélectionner et de proposer les noms des trois (3) personnalités dont une femme.
Le 11 octobre 2021, l’Organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL) informe avoir également acheminé une lettre responsive à l’égard du Premier Ministre dans laquelle elle avait refusé d'entamer le processus prévu.
Pour corroborer ses dires, l’organisation a indiqué qu’elle avait estimé à l’époque que « la conjoncture politique impose de préférence la nécessité d’avoir un large consensus entre les acteurs à travers un accord qui reflèterait l’intérêt général du peuple haïtien dans sa plus grande diversité, et qu'il serait nécessaire de commencer à travailler d'arrache-pied sur la situation sécuritaire du pays avant de se lancer aveuglément dans un processus électoral inopportun et déjà inopérant ».
L’organisme de Défense des Droits Humains, confie avoir également adressé une correspondance à Kenneth Merten, en sa qualité de représentant des USA en lui demandant « de calmer ses ardeurs parce qu'il va tout comme le pouvoir en place trop vite en besogne ».
La SKL affirme alors qu’elle continuera d'insister « sur la seule issue de secours à cette crise qui, selon elle, est un large consensus entre les différents acteurs ». « Rien de démocratique, d'inclusif ne pourra se réaliser en Haïti sans un minimum de sérénité. », soutient-elle.
L’organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque suggère au premier ministre Ariel Henry d'adresser d’abord le problème d’insécurité et de kidnapping qui rongent les familles haïtiennes.
« Dans ce contexte d'entrave totale à la liberté de circulation garantie par la constitution du 29 mars 1987 amendée le 9 mai 2011 », la SKL croit que « vouloir malgré vents et marées mettre sur pied un CEP sans rétablir l'autorité de l'État dans tous les recoins du pays prouve que soit le gouvernement de facto n'a pas de vision soit il n'a aucune volonté politique d'aider le pays à sortir de ce carcan. »
En outre, pour l’organisation Sant Karl Lévêque, « former un Conseil Electoral Provisoire (CEP), dans un contexte où le pays fait face à une crise économique sans borne et que l'État est même incapable de payer ses employés, relève d’une aberration absolue »
La SKL croit que le secteur qui envoie son représentant dans la formation de ce CEP « doit assumer qu’il est en train d'encourager le sieur Ariel Henry dans ses manœuvres contraires aux valeurs républicaines et donner son support à la communauté internationale dont l'objectif est de maintenir le pays dans un chaos défavorable à la réalisation d'élections véritablement démocratiques »
Pour conclure sa note, l’Organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL) dit demeurer convaincue que dans une telle conjoncture les élections ne peuvent pas avoir lieu dans le pays.
Par: Fenel Pélissier
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