Le Burkina Faso, théâtre d'un coup d'État militaire lundi, a été suspendu vendredi de la Communauté des États ouest-africains (Cédéao), à l'issue d'un sommet virtuel de l'organisation. Ses chefs d'État se retrouveront le 3 février à Accra pour évaluer à nouveau la situation dans ce pays
Un putsch de plus, une suspension de plus. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a décidé, vendredi 28 janvier, de suspendre le Burkina Faso de ses instances dirigeantes à l'issue d'un sommet virtuel de l'organisation, faisant suite au coup d'État militaire à Ouagadougou lundi. La Cédéao n'a toutefois pas décidé d'autres sanctions pour l'instant, mais les chefs d'État se retrouveront le 3 février à Accra pour réévaluer la situation.
La Cédéao a exigé la libération du président renversé Roch Marc Christian Kaboré, placé en résidence surveillée, ainsi que des autres responsables arrêtés, a indiqué à l'AFP un participant à la rencontre sous couvert d'anonymat.
Le sommet virtuel, qui a duré environ trois heures, a en outre décidé de l'envoi, samedi 29 janvier, à Ouagadougou d'une mission des chefs d'État-major des armées de la Cédéao, qui sera suivie lundi 31 d'une mission ministérielle
Le sommet du 3 février à Accra, en présence des dirigeants de la région, étudiera le compte-rendu de ces missions pour décider d'imposer ou non d'autres sanctions, comme il l'a fait pour le Mali et la Guinée où des militaires ont également pris le pouvoir.
Par: Fenel Pélissier avec Reuters, AFP et France 24
- Log in to post comments


