PubGazetteHaiti202005

Assassinat de Jovenel Moïse: Claude Joseph, Rockfeller Vincent et Bedford Claude en quête du soutien de l’OEA

@ClaudeJoseph

Estimant que « le dossier de Jovenel Moïse est bloqué par Ariel Henry », les Jovenelistes, Claude Joseph en tête, se tournent vers l’OEA. Dans un communiqué de presse publié ce jeudi 27 janvier 2022, l’ancien ministre des affaires étrangères a informé avoir rencontré ce jeudi, en compagnie de l’ancien ministre de la justice et de la sécurité publique Rockfeller Vincent et l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Bedford Claude, le secrétaire général de l’organisation des États américains Luis Almagro. Ils ont sollicité du numéro un de l’Organisation hémisphérique « une action régionale face au blocage systématique de l’investigation par le Premier ministre actuel, le Dr Ariel Henry  ».


L’ancien premier ministre a.i, Claude Joseph fait feux de tout bois pour faire la lumière sur l’assassinat de Jovenel Moïse, avec en ligne de mire son ancien premier ministre, Ariel Henry.

« Accompagné de l'ex Ministre de la justice, M. Rockefeller Vincent et de l'ex Commissaire du gouvernement M. Bed- Ford Claude, j'ai rencontré aujourd’hui M. Luis Almagro, Secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA) », peut-on lire dans le communiqué de presse précisant qu’à travers cette rencontre, «  (ils ont) sollicité du Secrétaire général une action régionale face au blocage systématique de l'investigation par le Premier Ministre actuel, le Dr. Ariel Henry ».

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Pour justifier sa démarche, Claude Joseph soutient que « l'assassinat du Président Jovenel Moïse est un crime transnational qui implique aujourd'hui plusieurs pays de la région ».


« Alors que de graves menaces pèsent sur les aspirations du peuple haïtien quant à la démocratie, la paix et le développement, il est plus que jamais indispensable de faire valoir la solidarité régionale, principe sacré sur lequel l'OEA est fondée », poursuit M. Joseph, indiquant que « L'assassinat odieux du Président haïtien démocratiquement élu constitue une menace pour la démocratie dans toute la région américaine ». 

Selon l’ex premier ministre a.i de Jovenel Moïse, « l’impunité collective ne ferait qu'ouvrir la porte à davantage de misère, de mouvements migratoires, au traffic d'armes et de drogue ». 


« La recherche de la vérité et la quête de justice pour le Président Jovenel Moïse ne doivent être ni freinées ni arrêtées », martèle Claude Joseph.

Rencontrant le tiers du Sénat en début de semaine, le premier ministre Ariel Henry a assuré que son gouvernement ne ménagerait  aucun effort en vue de donner justice au président Jovenel Moïse. Il dit d’ailleurs avoir déjà rencontré le doyen du Tribunal de Première Instance Bernard St Vil, le ministre de la justice Bertho Dorcé et le CSPJ autour du dossier. Il prône l’idée que la justice haïtienne soit appuyée par un juge international, promettant de rendre justice au président assassiné durant son règne. 

Entre-temps, l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse n’a toujours aucun juge instructeur après le dessaisissement du dossier par Garry Orélien.

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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