PubGazetteHaiti202005

 Déclaration du 21 août : La FJKL s'en prend aux initiateurs et appelle les promoteurs de ce mouvement à faire preuve de « sérieux » dans leurs démarches

Marie Yolène Gilles, FJKL

Dans un communiqué de presse publié ce lundi 24 août 2020, la Fondation Je Klere (FJKL) s'en est prise aux initiateurs de la déclaration du 21 août 2020, signée par des organisations de la société civile, et des partis politiques hostiles au pouvoir de Jovenel Moïse et les appelle a faire preuve de sérieux dans leurs démarches.

A l’initiative d'un groupe de la société civile dirigée par le célèbre écrivain haïtien Lionel Trouillot, 230 organisations politiques et sociales ont signées vendredi 21 août 2020, une résolution appelée «declaration du 21 août» dans le but de renverser Jovenel Moise du pouvoir et d’engager le pays vers une transition de rupture. Alors qu'elle figure parmis les signataires, la Fondasyon Je Klere (FJKL) a fait savoir que c'est à travers les réseaux sociaux qu’elle a pris connaissance de la teneur de cette résolution appelant à la mise en place d’un pouvoir de Transition après le départ du pouvoir du Président Jovenel MOISE. 


La FJKL dit s’étonner de voir son nom figuré, vraisemblablement par erreur, sur la liste des organisations signataires de ladite résolution.

«La FJKL, qui n’a ni participé ni assisté aux réunions ou discussions aboutissant à cette résolution, demande aux promoteurs de ce mouvement d’éviter de telles erreurs aux fins de préserver la crédibilité de leur mouvement» peut-on lire dans le communiqué portant la signature de Marie. Yolène Gilles qui précise que «la FJKL à la conviction que le Président Jovenel MOISE ne fait que conduire le pays au jour le jour dans l’abime, mais croit que le peuple haïtien n’a pas à répéter, sous d’autres formes, l’expérience d’un pouvoir marqué par l’impréparation, la corruption, la violence, l’impunité, le pillage des maigres ressources de l’Etat comme celui de Jovenel MOISE».

«La FJKL n’entend pas s’associer à aucun mouvement supporté par des gens qui, comme les responsables du Pouvoir Tèt Kale (PHTK), ont des comptes à rendre à la Nation. Tout mouvement sérieux qui envisage de réaliser une TRANSITION de RUPTURE doit d’abord penser au nettoyage nécessaire à effectuer en son sein pour présenter à la Nation un projet supporté par des hommes et des femmes dignes de confiance», a conclu l'organisation des droits humains.

 

 

Par Kervens Adam PAUL

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