PubGazetteHaiti202005

Signature d'un accord entre Trump et l'Iran, les États-Unis lèvent leur blocus naval

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Les États-Unis ont annoncé jeudi la levée de leur blocus des ports iraniens, alors que des navires ont pu franchir le détroit d'Ormuz après la signature d'un protocole d'accord par Washington et Téhéranqui ouvre un nouveau cycle de négociations

 

Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé qu'il pourrait se rendre “ce week-end” en Suisse pour entamer ces discussions avec les responsables iraniens. “Mais cela pourrait changer, parce qu'il n'est pas facile d'avoir des réponses d'un pays comme l'Iran”, a-t-il déclaré en conférence de presse.

Ces discussions doivent aborder le programme nucléaire iranien après l'accord-cadre qui a mis un terme au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël. Ce dernier a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et a bousculé l'économie mondiale. 


Le protocole évoque un mécanisme permettant de traiter les stocks d'uranium hautement enrichi “en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA [Agence internationale de l'énergie atomique]”, ce que Washington présente comme une “victoire majeure”.

“Une douzaine de bateaux”

En attendant d'éventuelles avancées sur cet épineux dossier, la circulation maritime reprend dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre.

Les forces américaines “ont laissé plus d'une douzaine de bateaux passer”, a révélé J.D. Vance jeudi. “Nous respectons nos engagements.”

“On a quand même le sentiment qu'aujourd'hui les Américains, enfin, Trump, ne veulent qu'une seule chose, c'est la réouverture du détroit d'Ormuz et que les autres questions qui avaient été mises en avant pour justifier cette guerre ne sont plus du tout d'actualité”, analyse pour l'AFP Agnès Levallois, présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient.

Le président américain s'est félicité des “prix du pétrole en baisse”. “C'est un succès”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, un jour après avoir signé le protocole d'accord sous les ors du château de Versailles, en France. “Regardez le marché boursier!”

À New York, le Nasdaq gagnait 1,02 % en fin d'après-midi et le Dow Jones progressait de 0,30 %, tandis qu'en Europe, Paris a clôturé la journée en gagnant 0,44 %. Le prix du baril de Brent, pétrole de la mer du Nord, a lui reculé autour de 77 $, contre 60 à 70 $ avant la guerre.


Mais la presse américaine est très sévère. Même Fox News, la télévision préférée du locataire de la Maison-Blanche, donne la part belle à ceux qui “affirment que le cadre offre à l'Iran d'énormes avantages financiers sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire”.

Les États-Unis s'engagent, en cas d'accord définitif, à faciliter “avec leurs partenaires régionaux”, notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

 

“Iran puissant”

Côté iranien, le protocole d'accord a été signé par le président Massoud Pezeshkian, qui a salué un document “historique” émanant d'un “Iran puissant”. Il “acte l'échec des États-Unis”, a commenté de son côté le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Téhéran peut en effet se féliciter d'avoir obtenu la promesse d'un déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien, dès la mise en œuvre du protocole.

Mais les habitants de la capitale iranienne se montrent prudents sur l'accord.

 

 

 


Avec Radio Canada

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