Dans un message à l’occasion de la rentrée scolaire 2025-2026, le président du Conseil Présidentiel de Transition, Laurent Saint-Cyr a montré l’importance de l’éducation et la nécessité de protéger l’école face à la violence. Un discours qui résonne dans un contexte contrasté : enthousiasme dans certaines zones mais désolation d'autres zones ravagées par l'insécurité.
La rentrée scolaire de l’année académique 2025-2026, tenue le 1er octobre 2025, s’est déroulée dans un climat mêlant espoir et incertitude. Comme à Delmas et à Pétion-Ville, plusieurs établissements ont rouvert leurs portes sous haute vigilance sécuritaire, tandis qu’à Port-au-Prince, de nombreuses écoles sont restées fermées, paralysées par l’insécurité et les séquelles de la violence armée.
C’est dans ce contexte que le président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, a livré un message empreint d’encouragement et de fermeté. « L’éducation est un droit fondamental et une priorité nationale. Aucun enfant ne doit être laissé de côté », a-t-il déclaré, rendant hommage aux enseignants et appelant les élèves à “oser rêver grand”.
Le coordonnateur du CPT a également insisté sur le rôle crucial de la sécurité pour garantir une rentrée scolaire digne de ce nom. « Les lieux de savoir sont sacrés, inviolables, et doivent être à l’abri de toute forme de violence », a-t-il martelé, tout en réaffirmant son engagement à travailler, avec ses collègues du CPT et le gouvernement, au rétablissement d’un climat propice à l’apprentissage.
Dans un pays où certains enfants ont pu retrouver leurs salles de classe, tandis que d’autres en sont encore privés, ce message présidentiel se veut un rappel : la reconstruction d’Haïti passe nécessairement par la jeunesse et par l’école.
Le gouvernement a lancé la nouvelle année dabs le Nord-Est du pays dans la commune des Perches. Tandis que Port-au-Prince voit certains espaces d'écoles toujours et encore occupés par des déplacés notamment dans les lycées. D'autres communes d'Haïti sont dépourvues d'un fonctionnement normal à l'instar de Mirebalais abandonné sous la violence des gangs.
Par ailleurs, devant les locaux de la direction départementale de l'éducation du centre, des professeurs ont depuis l'ouverture voulu faire réapparaître leurs revendications par rapport aux cartes de débits, d'allocation d'un 14e mois de salaire, entre autres.
Wideberlin Sénexant
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