PubGazetteHaiti202005

Fritz Jean échoue dans sa tentative d’organiser un Conseil des ministres sans quorum

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Le Conseil des ministres prévu ce lundi n’a pas pu se tenir. Les conseillers Louis Gérald Gilles, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire ont boycotté la séance, accusant Fritz Jean de vouloir imposer unilatéralement l’ordre du jour — une démarche jugée contraire aux normes établies. Ce lundi, il était notamment prévu l’adoption d’un décret mettant en application le nouveau Code pénal. Malgré l’absence de trois conseillers-présidents, Fritz Jean aurait tenté de maintenir la séance, mais s’est heurté au refus catégorique du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a évoqué l’absence de quorum pour justifier l’impossibilité de valider une telle décision. Selon certaines informations, le président du CPT aurait même menacé de « déclarer la guerre » au gouvernement. 

 

Fritz Alphonse Jean essuie ainsi un nouvel échec, là où son prédécesseur Leslie Voltaire avait pourtant su créer le consensus nécessaire. À un mois de la fin de son mandat à la tête du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), il n’est toujours pas parvenu à réunir une majorité capable de faire fonctionner l’institution. En quatre mois, seuls deux Conseils des ministres ont pu être organisés.

À l’inverse, Leslie Voltaire, respectueux des principes démocratiques, avait compris qu’un organe collégial nécessite l’appui d’une majorité pour pouvoir délibérer et agir efficacement. C’est cette approche inclusive qui avait permis d’assurer un fonctionnement relativement stable du CPT.

L’ex gouverneur de la banque centrale est aujourd’hui accusé par plusieurs de ses collègues d’adopter un comportement condescendant et autoritaire. Tôt ce lundi, les conseillers Gilles, Augustin et Vertilaire lui ont adressé une correspondance officielle, le mettant en garde contre toute tentative de violation des règlements du CPT. Ils lui ont rappelé qu’aucune décision d’envergure ne peut être prise sans une majorité qualifiée de cinq membres sur sept (5/7).

Ce lundi, il était notamment prévu l’adoption d’un décret mettant en application le nouveau Code pénal. Malgré l’absence de trois conseillers-présidents, Fritz Jean aurait tenté de maintenir la séance, mais s’est heurté au refus catégorique du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a évoqué l’absence de quorum pour justifier l’impossibilité de valider une telle décision. Selon certaines informations, le président du CPT aurait même menacé de « déclarer la guerre » au gouvernement. 

Si cette impasse persiste, Fritz Jean pourrait quitter la présidence du CPT avec l’un des bilans les plus improductifs. 

Alors que cette crise interne paralyse le fonctionnement du Conseil Présidentiel depuis près de quatre mois, la situation sécuritaire continue de se détériorer sur le terrain. Les gangs poursuivent leur expansion territoriale. Depuis le week-end dernier, la commune de La Chapelle, dans le département de l’Artibonite, s’est ajoutée à la liste des zones tombées sous contrôle des groupes armés.

 

 

Par Gazette Haïti Neews 

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