PubGazetteHaiti202005

30 ans de la PNH: EDE rend hommage aux policiers assassinés

@EDE

Dans une ambiance d’émotion et de gravité, le parti politique Les Engagés pour le Développement (EDE) a tenu, mercredi 11 juin 2025, une cérémonie d’hommage dédiée aux policiers assassinés. L’événement, tenu à la veille de la fête annuelle de l’institution, les militants d’EDE ont à cette occasion salué le courage des forces de l’ordre en exigeant davantage de respect, de moyens et de justice pour celles et ceux qui veillent quotidiennement à la sécurité du pays.


Le parti vert et blan a souhaité, en prélude à la fête de la Police nationale, rappeler au grand public que la liberté et la sécurité dont jouit encore une partie du pays reposent souvent sur le sacrifice ultime de jeunes policiers, envoyés au front sans les garanties élémentaires.


« Chaque policier tombé, c’est un pan de la République qui s’effondre », a lancé d’emblée Claude Édouard, secrétaire général du parti EDE. Dans son discours, il a rappelé la dette morale de la nation envers ces hommes et ces femmes qui affrontent quotidiennement la violence armée avec un courage qui, dit-il, force le respect.


M. Édouard poursuit son intervention:  « La Police nationale d’Haïti n’est pas qu’une institution. Elle est le dernier rempart contre le désordre, le bouclier de la démocratie, et parfois, le seul espoir dans l’obscurité. »


Saluant la bravoure des policiers, il a dénoncé les conditions de travail souvent déplorables dans lesquelles les agents travaillaient, tout en appelant à une réforme profonde de l’institution policier. « Nous croyons en une Haïti où les policiers seront formés, équipés et soutenus », a-t-il insisté.


Au nom du parti EDE, Géraldine Lucea et Claude Édouard plaident pour des investissements sérieux dans la sécurité, la mise en place d’alliances solides entre population et forces de l’ordre, et une reconnaissance réelle du rôle des policiers dans la société.


Le moment le plus émouvant de la soirée est venu avec l’intervention de Géraldine Lucea, coordonnatrice adjointe du Mouvement Fanm EDE. Dans un discours poignant, elle a donné voix à la douleur des familles endeuillées et à la colère de ceux qui, en silence, enterrent leurs frères d’armes.


« Ki kote peyi a ye lè lapolis tonbe ? », s’est-elle interrogée devant une foule silencieuse, brandissant la réalité crue du combat quotidien des policiers. Son cri, « ASE ! », résonnait comme un appel au sursaut national.


Elle a dénoncé l’hypocrisie d’une société qui célèbre les morts tout en négligeant les vivants. « On ne peut pas continuer à faire l’éloge de cadavres de policiers pendant que les vivants sont abandonnés à leur sort. »


Au-delà des hommages, les dirigeants et militants d’EDE ont exhorté les dirigeants à cesser de se contenter de mots. « Ce ne sont pas les discours, mais les actions, les équipements, les conditions de travail qui sont les véritables hommages », a lancé Géraldine Lucea.


La militante a conclu son intervention en s’adressant directement aux policiers : « Ce que vos frères d’armes n’ont pas eu, nous exigeons que vous l’ayez : du respect, de la protection, et le droit de vivre. 


Lors de cette veillée à la fois sobre et émouvante, les participants ont allumé des bougies et déposé des fleurs en silence. Chaque flamme semblait porter la mémoire d’un nom, d’un visage, d’un sacrifice.


« Les policiers tombés sont les symboles d’un amour pour Haïti qui dépasse toutes les frontières politiques, a déclaré un membre du parti. « Leur sang est une semence de vérité pour un pays qui doit se relever. »


Au final, l’objectif d’EDE n’était pas uniquement de commémorer, mais aussi d’inviter à une prise de conscience collective : celle de la nécessité d’un changement radical dans la manière dont Haïti traite ses forces de l’ordre.

En guise de conclusion, Claude Édouard a adressé ce message aux policiers et policières encore en fonction : « Aujourd’hui, nous ne disons pas simplement “Bonne fête”. Nous disons : Nou kanpe avèk nou. Ensemble, construisons une Haïti plus sûre, plus juste, et plus solidaire. »


Un engagement qui, pour EDE, ne s’arrête pas à la cérémonie, mais s’inscrit dans une lutte plus vaste pour le respect de l’État de droit et la défense de ceux qui le protègent. 


Arnold Junior Pierre

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