Le gouvernement haïtien, à travers un communiqué publié sur le portail du Ministère de la Culture et de la Communication ce dimanche 3 mars 2024, a enfin réagi après l’évasion au pénitencier national et à la prison de Croix des Bouquets, provoquée par l’attaque des bandits armés. Environ 24h après, le gouvernement s’est contenté de « (saluer) le courage des policiers », en promettant de « traquer les prisonniers en fuite, arrêter les responsables de ces actes criminels et leurs complices pour un retour à l’ordre public. »

La police a décidé ce dimanche 3 mars 2024 d'évacuer les détenus n'ayant pas quitté le Pénitencier national, suite à l'évasion spectaculaire samedi 2 mars provoquée par l’attaque des bandits armés. L'ex président de la chambre des députés Cholzer Chancy, les colombiens accusés dans l'assassinat de Jovenel Moïse et d'autres prisonniers sont transférés dans des commissariats ou à la DCPJ. 

 

Alors que tous les yeux étaient rivés sur l’évasion au Pénitencier National, les bandits ont attaqué ce dimanche vers 3 heures du matin la prison civile de la Croix des Bouquets et libéré un nombre important de prisonniers. Comme c'est le cas pour le Pénitencier, des bandits notoires dont des condamnés et d'autres prisonniers ont été remis en liberté, selon une source de l'APENA.

C'est le lançeur d'alerte John Colem Morvan qui avait annoncé la nouvelle sur sa page facebook. C'est confirmé, les gangs armés ont attaqué le Pénitencier national et libéré un nombre important de prisonniers. Ils l'ont annoncé et l'ont fait sans aucune réponse. Les policiers qui montaient la garde autour de la prison se sont désengagés face à la puissance des gangs.

La barrière principale et des baies vitrées de la Radio Télévision Caraïbes ont été atteintes de plusieurs projectiles au cours de la journée du samedi 2 mars 2024. 


L'information est confirmée par une source proche de la station. Les locaux de la Radio Télévision Caraibes ont été atteints de plusieurs projectiles ce samedi 2 mars.
Selon les premiers élément d'informations, le bâtiment de la station de la Ruelle Chavannes n'aurait pas été directement visé. Il s'agirait de balles perdues.
Aucune victime n'est à déplorer.

Les protagonistes de la crise haïtienne sont invités en Jamaïque du 5 au 6 mars prochain pour une ultime tentative de négociations visant à résoudre la crise politique. Des représentants de la société civile y sont également invités. Ce sont les chefs de gouvernement de la Caricom qui lancent les invitations plusieurs mois après le dernier échec des éminentes personnalités en Haïti. Le parti EDE de Claude Joseph conditionne sa participation aux négociations

Bloqué en Israël depuis le déclenchement de la guerre avec le Hamas, Clarens Renois était invité jeudi  à commenter l’actualité politique à l’émission « Le Rendez-vous avec Volcy Assad »sur Gazette Haïti. Le leader de la structure politique UNIR Clarens Renois a demandé au premier ministre Ariel Henry de ne pas s’approprier les prérogatives d’un Conseil Électoral Provisoire, après que ce dernier a évoqué une date pour l’organisation des prochaines joutes électorales.

Dans un communiqué rendu public vendredi 1er mars 2024, le gouvernement haïtien « exprime son indignation face aux actes de violence et de terreur orchestrés par des bandits armés, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince ».  Il  promet de « (continuer) à travailler pour trouver, sans délai, une solution à la criminalité grandissante et à l’insécurité qui continuent à endeuiller les familles haïtiennes. »

 

Une atmosphère de tension régnait ce vendredi 1er mars 2024 dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, particulièrement à Delmas, où des barricades et des pneus enflammés ont été érigés sur la chaussée. Ces incidents surviennent au lendemain de la mort de quatre policiers au sous-commissariat de Bon Repos.

Sur les réseaux sociaux, dans les rues et lors de discussions, la colère est palpable sur les visages des concitoyens indignés par la mort des quatre policiers au sous-commissariat de Bon Repos, parmi lesquels figurent deux femmes policières.

Le Kenya et Haïti ont signé ce vendredi 1er mars « un mémorandum d’entente en matière de police et de sécurité ». Une étape importante dans le cadre du déploiement de de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité visant à lutter contre la violence des gangs en Haïti. 

 

 

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