PubGazetteHaiti202005

Le CPT et le gouvernement commémorent au Palais national, le 16ème anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010

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16 ans après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010, une courte cérémonie tr s’est tenue ce lundi 12 janvier 2026 dans l’après midi au Palais national, à Port-au-Prince. Organisée par le Conseil présidentiel de transition (CPT), cette commémoration a réuni le premier ministre Alix Didier Fils Aimé, des membres du gouvernement, le directeur général de la PNH des représentants de l’administration publique, autour d’un dépôt de gerbe de fleurs en mémoire des victimes.


Vers les 4 heures de l’après midi, le Palais national s’est imposé comme un lieu de silence et de mémoire. Le President du CPT Laurent Saint Cye accompagnés d'autres membres de cettte structure dont le mandat arrive à terme le 7 février prochain,  le premier ministre et des ministres du gouvernement ont pris part à une cérémonie sobre, marquée par la gravité du moment. Le dépôt de gerbe de fleurs, moment central de l’hommage, a symbolisé le respect dû aux centaines de milliers de vies perdues lors de l’une des plus grandes catastrophes naturelles de l’histoire contemporaine d’Haïti.



Le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr dans son intervention a précisé que le 12 janvier est avant tout une journée de mémoire collective. Une date gravée à jamais dans la conscience nationale. En quelques secondes, le séisme de magnitude 7.0 avait frappé Port-au-Prince et plusieurs autres régions du pays, détruisant des quartiers entiers, des institutions publiques, des hôpitaux, des écoles, et anéantissant une grande partie du patrimoine humain, économique et social d’Haïti.

Aucune famille n’a été épargnée. Des vies ont été fauchées dans l’enceinte du Palais national.

Le président du CPT a également rendu hommage aux ressortissants étrangers morts lors du séisme : membres des Nations Unies, diplomates, employés d’organisations internationales. Leur engagement aux côtés d’Haïti a été salué, tout comme la solidarité internationale qui s’est manifestée dans les jours ayant suivi la catastrophe.

Mais au-delà du deuil, l'accent a été mis sur la résilience du peuple haïtien. « Comme le roseau, Haïti plie mais ne rompt pas », a rappelé un intervenant, mettant en lumière la capacité du pays à se relever malgré l’adversité.

Cependant, 16 ans plus tard, le constat reste préoccupant. Si certaines cicatrices commencent à se refermer, Haïti demeure profondément vulnérable, tant face aux catastrophes naturelles qu’aux crises provoquées par les hommes. L’instabilité politique persistante, au sommet de l’État, constitue aujourd’hui une menace majeure pour l’avenir du pays.

Dans ce contexte, les autorités de transition ont souligné l’impératif de rétablir l’ordre constitutionnel. Selon elles, la commémoration du 12 janvier doit aussi être un moment de lucidité politique. Restaurer la confiance, engager un véritable dialogue national et créer les conditions d’élections crédibles apparaissent comme des étapes incontournables pour sortir durablement de la crise.


Le gouvernement de transition affirme s’être engagé à s'attaquer aux racines de l’instabilité. « Nous sommes sur la bonne voie », ont martelé les responsables, tout en reconnaissant l’ampleur des défis à relever.


16 ans après, Haïti continue d’avancer, malgré les obstacles. Et si la route demeure incertaine, une conviction demeure : la mémoire des victimes du 12 janvier doit éclairer les choix d’aujourd’hui et inspirer un avenir fondé sur la responsabilité, la solidarité et la dignité.






Par Arnold Junior Pierre

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