Il a fallu seulement 48 heures de protestations pour que les policiers qui se battaient pour le SPNH aient gain de cause. Comme d'habitude, les autorités ont attendu que les manifestations soient émaillées de violences pour reconnaitre aux policiers le droit de se syndiquer. Hier lors de la deuxième journée de leur mouvement, des policers du groupe baptisé « Phantoms 509 » ont semé la panique dans la capitale (Delmas, Bourdon, Lalue et l'Avenue Charles Summer). Au moins six (6) institutions publiques dont 4 ministères ont été attaquées. Au ministère de la Justice, le véchicule de service immatriculé Officiel a été criblé de balles.
Face au chaos provoqué par les policiers aidés des membres de la population, le premier ministre Joseph Jouthe a tenu un CSPN spécial à l'issue duquel le gouvernement a reconnu le droit des policiers de se syndiquer. L'arrêté confirmant cette décision portant la signature du premier ministre et de celle de la justice est publié ce mercredi. Le CSPN a aussi annoncé que la révocation des 5 policiers sera reconsidérée par le Haut commandement.
Dans cet arrêté, il est aussi reconnu aux policiers le droit de se porter candidats aux élections mais doivent démissionner deux (2) ans avant la date du scrutin. Une disposition constestée par les avocats du SPNH pour son caractère jugé discriminatoire.
Immédiatement après la sortie de l'arrêté, les policiers protestataires déclarent en prendre acte. Toutefois, ils attendent la réintégration de leurs frères d'armes.
Ces policiers menacent de regagner les rues au cas où le Haut Commandement de la Police leurs collègues ne seraient pas réintégrés.
Lors du point de presse en sa résidence, le Chef du CSPN Joseph Jouthe dit comdamner les actes de violences enregistrées dans la capitale assimilés à des actions terroristes. Il annonce l'arrestation de trois individus dans le cadre de ce mouvement et qui seront, déclare-t-il, déférés devant les tribunaux.
GAZETTE HAITI
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