C'était la panique généralisée ce lundi après midi sur la route de Delmas.
Des policiers du groupe «Fantôm 509) se réclamant du syndicat de la Police Nationale d'Haïti (SPNH) ont de nouveau gagné les rues armes au poing, bloqué la circulation à l'aide camions et véhicules immatriculés service de l'état après avoir dressé des barricades de pneus enflammés. Dans le cadre d'une opération baptisée: Fèmen Biwo Leta, ils ont forcé les employés de l'ONA, du FAES et des Archives nationales à quitter leur travail en lançant des gaz lacrymogènes.
Ce mouvement qui a débuté au carrefour de l'aéroport rebaptisé “Carrefour Résistance " a créé une vive tension à Delmas. Des parents qui revenaient de chercher leurs enfants à l'école en voiture ou à moto ne savaient à quel saint se vouer. Les policiers ont tiré des rafales en l'air ce qui a provoqué un véritable chaos. On courait dans toute les directions.
Des policiers encagoulés ont revendiqué cette action au bureau de l'ONA, affirmant l’avoir orchestrée dans le cadre d'une opération baptisée « Operasyon Fèmen bwat leta » qui consiste à paralyser le fonctionnement de certains de ces bureaux d'état pour se faire entendre par les autorités.
« le programme ONA-POLIS lancé par le gouvernement n'a rien de sérieux, si ce n'est qu'un show médiatique», a craché un des policiers protestataires.
Ces policiers membres du groupe fantôme 509 accompagnés des membres de la population, ont continué leurs périples, et ils ont pris la direction de la résidence officielle du Premier ministre à Delmas 60, où ils ont brisé les pare-brises de plusieurs véhicules immatriculés service de l'État.
«l'actuel Premier ministre avait déclaré dans son discours qu'il est le premier policier, alors nous sommes venus jusqu'ici pour lui expliquer notre frustration, nous sommes armés et nous n'hésiterons pas à utiliser notre arme pour faire passer nos revendications», a déclaré un policier en uniforme et encagoulé qui paraissait très en colère.
Suite à cette démonstration de force les policiers ont annoncé la fin de leurs manifestations et annonce qu'ils seront de nouveau dans les rues le 10 Mars 2020 pour continuer, disent-ils, à réclamer de meilleures conditions de travail, la reconnaissance de leur syndicat et la réintégration des policiers membres du SPNH révoqués par le Haut Commandement.
Kervens Adam PAUL
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