PubGazetteHaiti202005

Massacre au Bel-air: L'inaction de la PNH est pointée du doigt par l'Organisation des Nations-Unies/ L'ancien policier Barbecue une fois de plus indexé

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Un rapport accablant des Nations-Unies non exhaustif publié le mardi 18 février sur l'attaque orchestrée au Bel-Air, quartier défavorisé situé  à quelques mètres du Palais national, du 4 au 6 novembre, fait état d'au moins trois morts, cinq blessés par balle dont une mineure, 30 résidences et 11 voitures incendiées. L'ONU réitère ses recommandations aux autorités haïtiennes en les invitant à traduire en justice les personnes responsables y compris ceux qui occupent une fonction publique.

Ce rapport conjoint rapporte les faits qui ont suivi ces attaques simultanées les 4, 5 et 6 novembre 2019 dans le quartier du Bel-Air, à Port-au-Prince.

Dans ce rapport, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), estiment que l’attaque du Bel-Air est loin d’être un incident isolé et illustre l’évolution récente du contexte actuel en Haïti.

Ce rapport confirme des liens étroits entre acteurs politiques et économiques avec des membres de gangs. Et aussi un lien entre ces derniers avec certains agents de police. Ledit rapport critique le manque d’intervention de la police nationale pour assurer la protection de la population.

Ce rapport vient de confirmer les précédents rapports des organismes de droits humains sur ce méfait. Plusieurs personnes sont indexées dans ce rapport dont Jimmy Chérizier (Barbecue) James Alexander (Ti Sonson), et Alex, dit Malkonprann, respectivement chefs des gangs de Delmas 6, de la base Krache Dife (bas Bel-Air), et de la rue Saint-Martin.

L’attaque avait pour objectif de se débarrasser des barricades érigées dans la zone qui représente le bastion de l'opposition, a dévoilé le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH). 

Ce rapport dénonce la réticence des forces de l'ordre de prêter mains fortes aux résidents du Bel-Air. BINUH et HCDH n'ont pas manqué de rappeller que le quartier populaire du Bel-Air est pourtant bien entouré du point de vue géographique. Selon les institutions de l'ONU, Bel-Air est à moins de deux kilomètres du sous-commissariat de Fort National, La Saline, Portail Saint-Joseph et Cafétéria, ainsi que le commissariat de Port-au-Prince, le siège d’une unité opérationnelle de la BOID, le quartier général du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO), et celui de la Direction centrale de la police routière (DCPR).

Des agents de la Police nationale ont été indexés pour avoir participé aux attaques sous la couple réglée des gangs. Parmi les décès, deux sont à l'actif des agents de la police qui n'étaient pas de service. Six cadavres n'ont pas été confirmés par le Service des droits de l'Homme ce qui porterait à 9 le nombre de personnes tuées. 

L'ONU déplore la non exécution du mandat d'amener émis à l'encontre de Jimmy Chérizier dont son nom est cité dans plusieurs massacres notamment celui de La Saline en novembre 2018 et à Grand Ravine en novembre 2017.

Selon un rapport du RNDDH, dans le cadre de ce massacre 13 habitants du Bel air avaient perdu la vie. Les noms des victimes sont recensés et y sont même cités. 

 

Michelson Césaire

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