Dans un communiqué de presse datant du lundi 24 avril 2023, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a révélé les dessous de la violence inouïe infligée par les bandits armés à la population de Source Matelas. L’organisme de défense des droits humains dénombre une centaine de morts dont 3 nourrissons péris en mer.
Le dernier rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) expose le caractère accablant du massacre perpétré par les gangs armés à Source-Matelas, une localité de la commune de Cabaret le 19 avril 2023.
« Le bilan le plus complaisant des raids menés depuis le 19 avril 2023 à Source Matelas, fait état d’au moins une centaine de personnes assassinées dont plusieurs étaient emprisonnées dans les maisons auxquelles les bandits armés avaient mis feu et de dizaines de personnes blessées par balles », informe le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans son rapport.
Ce forfait a été orchestré par des bandits armés opérant à Canaan et à Titanyen, respectivement dirigés par les chefs de gangs Jeff LAROSE et Jean Auguste CHERISME alias Général Bogi. Selon le RNDDH, Pour mener à bien ces raids, ils ont été aidés par le gang armé dirigé par Johnson ANDRE alias Izo 5 secondes, le caïd de Village de Dieu.
Au cours de l’attaque du 19 avril 2023, selon le réseau, la prison civile de Cabaret a été prise pour cible par ces bandits armés qui tiennent à tout prix à en prendre le contrôle. Dans les échanges de tirs qui s’en sont suivis, un policier a été blessé par balle qui n’a même pas pu être évacué vers un centre hospitalier, en vue de recevoir les soins nécessaires, rapporte l’organisme de défense de droits humains.
Prise de panique, la population a tout tenté pour fuir la fureur des gangs armés. Certains
ont tenté de s’enfuir mais ont été pris en chasse et capturés par des bandits armés qui les ont exécutés, selon le RNDDH, précisant que « neuf (9) autres personnes dont trois (3) bébés qui avaient emprunté la voie maritime pour fuir la zone de guerre, ont péri en mer, aux dires du Service Maritime et de Navigation d’Haïti (SEMANAH). »
Ce massacre perpétré par les bandits armés n’est pas anodin, selon le RNDDH. Cette offensive a été perpétrée en vue de punir la population de Source Matelas qui avait osé ériger des barricades dans le but
d’empêcher les bandits armés de s’en prendre à elle, après le massacre perpétré dans la nuit du 29 au 30 novembre 2022 au de laquelle, soixante-douze (72) personnes ont été assassinées et vingt-neuf (29) femmes et filles victimes de viols collectifs en plus de plusieurs centaines de maisons incendiées.
Le RNNDDH croit « qu’il est clair que les bandits armés, protégés par la coalition politique au pouvoir, ont reçu carte blanche pour s’en prendre à la population civile livrée à elle-même ». L’institution exige que les autorités étatiques donnent des explications à la population haïtienne sur l’intensification de ces attaques armées simultanées et les mesures prises en vue de ramener l’ordre dans le pays en général, et dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite en particulier.
Ce lundi, Port-au-Prince a connu une journée de tension. Plusieurs coins de la capitale se sont réveillés sous les crépitements d’armes automatiques. La population est de plus en plus livrée à elle-même. A Canapé-Vert, ce lundi quatorze (14) présumés bandits ont été lapidés, tués et brûlés par des membres de la population.
Par: Daniel Zéphyr
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