PubGazetteHaiti202005

Assassinat de caractère: Volcy Assad a tout clarifié sur le Boulevard de Radio Caraïbes

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Intervenant sur les ondes de Caraïbes FM mercredi 19 avril 2023, le patron de Gazette Haïti News Volcy Assad a encore critiqué avec véhémence la décision prise par l’administration de Luis Abinader de le mettre sur une liste accompagné de chefs de gangs interdits d’entrée sur son territoire. Assad en a profité pour rejeter d’un revers de main les allégations relayées maladroitement par le journal dominicain Diario Libre indiquant qu’il a été déporté en Haïti des Etats-Unis pour trafic d’arme. " On ne refoule pas un trafiquant d'armes ou de drogue, on les arrête car il s'agit de crimes transnationaux », corrige-il.
 

 
Après avoir réagi dans son émission après l’interdiction dominicaine, le journaliste Volcy Assad s’est retrouvé sur le grand Boulevard du journal Premye Okazyon pour parler de la décision de Luis Abinader de le mettre sur une liste de personnes interdites d’entrée en République dominicaine.  « J’étais choqué parce que je ne sais pas ce que je viens faire sur une liste regroupant des personnes interdites d’entrée en République dominicaine y compris des chefs de gangs », a lancé d’entrée de jeu Volcy Assad à Premye Okazyon.
 
Depuis plus de 4 ans, Volcy Assad a laissé tomber son costume d’homme politique pour se consacrer à « sa passion première », le journalisme et diriger le média en ligne Gazette Haïti News. « Comment comme journaliste je pourrais menacer les intérêts dominicains ? », se demande-t-il.
 
« Depuis 2007, je n’y ai pas mis les pieds. Cela fait donc 16 ans. Je n’ai ni bien ni de maisons, ni famille là-bas », explique l’ancien collaborateur de Jean Léopold Dominique, journaliste de renom assassiné en 2000 à l’intérieur de sa station.
 
Il y a quelques jours, le journal dominicain Diario Diario a présenté les 39 Haïtiens interdits d’entrée en République dominicaine. Concernant la fiche technique de Volcy Assad, le journal a indiqué que le PDG de Gazette Haïti News a été déporté des Etats-Unis pour trafic d’armes.
 
« J’ai écrit au journal et je suis à la recherche d’un cabinet d’avocat en République dominicaine. Je vais l’attaquer en diffamation parce qu’il a pris à sa charge cette fausse information. On ne refoule pas un trafiquant d’armes, on l’arrête », dit-il rappellant au passage que le trafic d'armes et de drogue relève de crimes transnationaux.

Pour clarifier les faits, Volcy Assad se rappelle qu'il a été retenu en novembre 2022 en allant aux USA par l'immigration américaine. « Ma femme qui venait me chercher, m’a appelé au téléphone.J’ai malheureusement décroché dans cette zone interdite pour des conversations téléphoniques », a précisé Volcy Assad. Ce geste a obligé l’agent de l’immigration à faire un double-Check sur ma personne et après avoir répondu à des allégations concernant son passé politique et sur d'autres questions relatives à la violence en Haïti, on l’a informé que son visa était révoqué.

« Ces questions n’avaient aucun rapport avec une question de trafic d’armes mais plutôt sur mes relations avec Jean Charles Moise et mon passé politique », soutient l’ancien responsable de Odep-Haïti.
 
Les accusations du chef de gang Barbecue

Lors de cette émission, les journalistes présentateurs ont repassé l’extrait sonore d’une conférence de presse du chef de gang Jimmy Cherisier alias Barbecue alléguant que l’ancien membre de Pitit Desalin lui aurait vendu des armes et qu’il a été impliqué dans un cas de kidnapping sous René Préval.
 
Volcy Assad qui n’avait pas vraiment réagi sur cette conférence dans le passé, a profité de son passage à Premye Okazyon pour balayer toutes les allégations confiant que cette conférence de presse faite par le chef de gang a été réalisée dans le but de le discréditer et protester contre un article publié la veille dans les colonnes de Gazette Haïti News révélant que Barbecue et ses hommes avaient exigé 60 millions de gourdes pour laisser passer le carburant au moment ils avaient fait mainmise sur le terminal varreux.
 
« Etant donné que dans cette période, il voulait se poser en révolutionnaire, quand j’ai fait cet article montrant ses relations avec des activités criminelles, il était furieux. Avec cette information rendue publique, l'argent n'a pas été fourni et trois ( 3)  journalistes membres de  cabinet du chef de gang ont décidé de me faire payer pour cet article pour avoir détruit leur espoir d'empocher 10 millions des 60 millions de  gourdes. Ils ont ont écrit un discours pour Cherisier afin de m’attaquer sur cette affaire de kidnapping », argumente Assad. « Un jour, je révélerai les  noms de ces journalistes », ajoute-t-il.  
 
« Depuis quand les bandits armés prenaient-ils le plaisir de révéler  le lieu ou entre les mains de qui ils achètent les armes ? Ironise le patron de Gazette Haïti. Quand il a dit ça, je m’attendais à ce que DCPJ m’appelle, mais je ne suis pas étonné qu’elle ne le fasse sachant  que c’est du 'charabia'  Je n’ai aucun rapport avec Barbecue. Quel rapport ai-je avec les armes ? Je n’ai que pour armes mon verbe », explique Assad
 
Sur le dossier du kidnapping


Sur la question du kidnapping évoqué par les journalistes se référant aux déclarations du chef de gang Barbecue, il faut remonter à l’époque où Volcy Assad travaillait au palais national comme directeur du bureau de communication la Presidence de René Garcia Préval pour bien comprendre le dossier.

« J’étais couché chez moi, mon chauffeur devait emmener mon mon enfant à l’école à St Thérèse de l'Enfant Jesus. J’attendais le chauffeur et je ne le voyais pas retourner. C’est à ce moment que j’ai vu des photos sur les réseaux sociaux disant qu’on a poursuivi la voiture de Assad Volcy dans un kidnapping à Delmas 83. J’ai pris un véhicule qui était venu ramasser des ordures chez moi. Sur la route, j’ai fait des contacts avec Frantz Georges, une connaissance à cette époque  commissaire de police de Pétion Ville. En le voyant arriver je me me suis approché de lui pour le saluer et il n’a pas voulu me serrer la main. C’est à ce moment que j’ai senti que quelque chose se tramait contre moi », détaille-t-il.
 
Arrivé sur les lieux, le commissaire du gouvernement d'alors Claudy Gassant, poursuit-il, a pris le contrôle de la situation. Il a rejeté d’un revers de main les informations faisant croire que ce véhicule était impliqué dans un cas de kidnapping la veille car, selon ses déclarations de l’époque, il était en compagnie de Volcy Assad tout le long de la soirée avec le véhicule accusé dans le supposé kidnapping.
 
Le chef de la poursuite d’alors a diligenté une enquête tout en prenant ses distances tout comme le président René Preval en raison de ses proches relations avec Volcy Assad qui était employé du palais national à ce moment. Le dossier a été remis à la DCPJ pour les suites de l'enquête.  « Après un mois, le rapport d’enquête a  finalement été remis au Parquet et révélé qu’il s’agissait d’une fausse alerte », rappelle Volcy Assad. Le parquet ayant reçu le rapport de d'enquête l'a, sur cette base,  classé sans suite. En dépit de tout, la direction de la police n'a présenté aucune excuse pour laver la souillure, preuve qu'il y avait un complot, selon Assad 
 
Mario Andréssol l'instigateur du coup raté

Le journaliste sénior confie que «le DG de la PNH à ce moment Mario Andrésol était le principal instigateur du complot contre lui. Il voulait à tout prix sa tête . « Lui et Gassant n’étaient jamais amis », dit-il.
 
De plus, selon Volcy Assad, Mario Andresol était jaloux de lui car il faisait avancer des dossiers pour René Préval dans la quête de pacifier le pays à un moment où le kidnapping battait son plein et Mario Andressol peinait à donner de résultats. Un jour, lors d'un CSPN René Préval le lui a clairement dit. « Pour mon travail, René Préval a exigé qu’on me donne des agents de sécurité. Mario était contre ça  », révèle Volcy Assad. Mais sur l'insiatance de René Préval, il a finalement cédé et 6 agents de plusieurs unités de la police ont été attachés à sa sécurité, a-t-il affirmé sur Radio Caraïbes.
 
 Sur l’interdiction d’entrée imposée par Abinader à son encontre, Volcy Assad n’en accorde pas beaucoup d’importance.
Selon le journaliste, depuis son élection à la tête de la République dominicaine, Luis Abinader ne cesse d’utiliser Haïti pour son capital politique. A plusieurs reprises, il a voulu enfiler un costume de Président de l'île. Des actions qui, rappelle-t-il, ont déplu à l’ancien Premier ministre intérimaire et ministre des affaires étrangères et des cultes Claude Joseph qui n’a pas manqué de le rappeler à l’ordre.
 
 Quelques mois après, pour s’attaquer à Claude Joseph, Luis Abinader a déclaré l’ancien haut fonctionnaire de l’Etat et actuel président du conseil stratégique de EDE « Persona Non Grata ».
 
 
 « Depuis son élection, il est en difficulté. Il ne peut pas donner de résultats. Il a fait des promesses qui peinent à être tenues. Je me rappelle à plusieurs fois avoir dénoncé le racisme dominicain. J’ai donné aussi le micro à Claude Joseph et d’autres personnalités qui se révoltent contre la maltraitance dès ressortissants haïtiens. Je ne sais pas si c’est ce qui est considéré comme menace », se demande  Volcy Assad.
 
 
 

 

Par: Daniel Zéphyr

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