PubGazetteHaiti202005

Mort brutale de 40 migrants au Mexique: le GARR dénonce la politique migratoire en vigueur du pays

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 Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) dénonce à travers un communiqué ce mardi la politique migratoire en vigueur au Mexique qui a causé la mort brutale de 40 migrant.e.s dans un centre de détention à Juárez, dans la localité de Chihuahua au Mexique, lors d'un incendie.

 


Le GARR  dit être profondément attristé suite à la mort brutale de 40 migrant.e.s survenue dans un centre de détention à Juárez, dans la localité de Chihuahua au Mexique, le lundi 27 mars 2023, d'où plus de 27 autres personnes ont été  également blessées. 


Ce drame révoltant, dit-il, est le résultat de la politique migratoire en vigueur au Mexique, qui a des conséquences désastreuses pour les migrant.e.s et a indiqué que « ce tragique événement met en lumière les traitements inhumains accordés aux personnes migrantes à la frontière mexicano-américaine ».


«  Les victimes ont trouvé la mort en raison de la négligence des autorités mexicaines, qui les ont enfermé.e.s dans des conditions inhumaines et dangereuses », déplore le GARR, qui « se joint à d'autres organisations de défense des droits de l'homme pour dénoncer les comportements irresponsables des autorités qui ont conduit à ce drame ».


« Le  fait que l'espace est géré par une entreprise privée et n'a été équipé d'aucune infrastructure sécuritaire, il a été rapporté que les migrant.e.s enferme.es n'arrivaient pas à s'échapper car, il n'y avait personne sur place pour déverrouiller la sortie », a-t-il fait savoir.


En outre, le GARR rappelle que les pratiques de détention des migrant.e.s telles qu'elles se font au Mexique ne respectent pas le Droit international humanitaire. Ces migrant.e.s privé.e.s de liberté étaient sous la responsabilité des agents de l'Institut National de la Migration du Mexique, écrit-il.

 

Selon l'Institut National de la Migration (INM), les personnes migrant.e.s décédé.e.s étaient originaires de différents pays tels que le Guatemala, la Colombie, le Salvador, le Honduras et l'Équateur.


 Le GARR présente « ses condoléances aux familles des victimes et se solidarise avec elles dans cette épreuve et exhorte  les autorités mexicaines à mener des enquêtes approfondies pour que les responsabilités soient établies dans cette affaire et que justice soit rendue aux victimes ». Il invite « les autres pays de la région à tirer les leçons de cet événement tragique et à prendre des mesures pour améliorer leur politique migratoire et mieux protéger les droits des migrant.e.s ».

 

En conclusion, le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés demande « la cessation immédiate des pratiques de détention qui confinent à des conditions carcérales et exhorte les autorités à traiter les migrant.e.s avec dignité et respect de leurs droits ».

 

 

 

Par: Daniella Saint-Louis

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