Les responsables de l'administration Biden pressent leurs homologues canadiens de décider si le pays dirigera une force multinationale en Haïti pour aider le pays sa lutte contre les gangs et le crime organisé, ont déclaré des sources américaines et diplomatiques au journal Miami Herald ce lundi.
Le président américain Joe Biden se rendra au Canada les 23 et 24 mars prochain pour rencontrer le premier ministre canadien Justin Trudeau, dans le cadre d’une visite axée sur la guerre en Ukraine et d’autres défis régionaux tels que l’instabilité en Haïti. Avec cette visite, les hauts responsables américains disent espérer que ça mettra fin à des mois de débat sur la question de la participation du Canada à une force militaire étrangère en Haïti.
En octobre, les États-Unis ont proposé une résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies avec le soutien du secrétaire général de l'ONU et du gouvernement haïtien pour le déploiement d'une force multinationale d'action rapide en Haïti pour aider la police à faire face à la puissance des gangs.
À l'époque, les responsables du département d'État ont déclaré qu'ils étaient convaincus qu'un pays prendrait la tête de l'initiative d'ici novembre. En janvier, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, a déclaré que le Canada avait « manifesté son intérêt ».
Un responsable américain au courant de la question a déclaré au Miami Herald que la résolution avait été rédigée dans l'espoir et l'attente que le Canada mènerait l'effort.
Mais alors que la crise de sécurité en Haïti s'aggrave, les hôpitaux étant contraints de cesser leurs activités en raison de l'escalade de la violence et des enlèvements, la police abandonnant ses postes face aux attaques meurtrières de gangs, le Canada n'a pas encore pris d'engagement public à le faire. Au lieu de cela, les dirigeants du pays, y compris le premier ministre Justin Trudeau, qui s'est personnellement engagé avec les dirigeants des Caraïbes sur le sujet, ont émis des doutes lors de discussions privées et d'entrevues avec la presse.
Lors d'une réunion avec des membres de la CARICOM, aux Bahamas le mois dernier, Trudeau n'a pas accepté de déployer son armée. Au lieu de cela, il a annoncé une liste de nouveaux soutiens du gouvernement canadien, y compris le déploiement de deux navires de guerre au large de Port-au-Prince, et davantage de sanctions contre ceux qui, selon son gouvernement, contribuent à la déstabilisation.
Des responsables canadiens ont envoyé plusieurs délégations à Port-au-Prince pour se pencher sur la question du déploiement de troupes. Trudeau s'est également entretenu avec le Premier ministre jamaïcain Andrew Holness de la situation en Haïti avant la récente visite de Holness dans le pays où il a dirigé une délégation de la CARICOM.
Avec Miami Herald
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