PubGazetteHaiti202005

Crise en Haïti: L'ONU demande < à tous les pays capables > d'envisager l'envoi d’une force militaire en Haïti

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Lors de sa réunion ce mercredi 21 décembre 2022, l’organisation des Nations Unies a demandé à "tout pays capable de le faire" d'envisager de toute urgence de participer à une force militaire internationale pour aider les autorités haïtiennes à rétablir la sécurité et à lutter contre la crise humanitaire.        


  
Le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni ce mercredi 21 décembre 2022 sur la crise en Haïti. En effet, le déploiement de la force militaire étrangère a été au coeur de cette rencontre. Au cours de cette réunion l’ONU a demandé à < tout  pays capable de le faire >  d’envisager de toute urgence de participer à une force militaire internationale pour aider les autorités haïtiennes à rétablir la sécurité et à lutter contre la crise humanitaire.                         

 

« C'est absolument essentiel pour qu'Haïti revienne  à la stabilité institutionnelle et revienne sur la voie de la paix et du développement durable", a déclaré  la secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Amina Mohammed.


Selon des sources diplomatiques, bien que plusieurs pays se soient montrés prêts à participer au déploiement de cette force, aucun n'a été trouvé pour l'instant prêt à la diriger. Les États-Unis et le Canada ont lancé des pourparlers sur cette question, mais jusqu'à présent, ils n'ont pas montré l’intention de diriger l’opération.

Lors de sa présentation aujourd'hui devant le Conseil de sécurité, Mohammed a souligné que < malgré le déblocage du terminal pétrolier de Port-au-Prince  qui avait multiplié la situation d'urgence une intervention internationale reste nécessaire >

À cet égard, la représentante spéciale de l'ONU pour Haïti, Helen La Lime, a  ajouté que < l'activité des bandes armées a atteint des niveaux records en novembre, avec au moins 280 homicides, le chiffre le plus élevé enregistré en un seul mois >

 En octobre dernier le premier ministre Ariel Henry a demandé à la communauté internationale d’envoyer une force militaire en Haïti pour l’aider à prendre le contrôle du plus grand pétrolier du pays qui était bloqué par des bandits armés plus précisément les gangs du <G9>, rétablir la sécurité dans le pays entre autres.


Il est vrai que le terminal carreaux a été débloqué par des agents de la PNH, selon des informations de l’institution policière. Mais les bandits armés n’ont pas perdu leurs puissances. Ces derniers continuent de semer la terreur dans le pays à travers des actes d’assassinat, de viol, d’incendie entre autres.


Suite à la demande du premier ministre, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a proposé d'établir une "force d'action rapide" composée de militaires d'un ou de plusieurs pays, mais le projet n'a pas cristallisé pour l'instant.

 


Soulignons en réponse à la situation dans le pays, le Conseil de sécurité a commencé à imposé en octobre dernier des sanctions contre les gangs,  ceux qui les soutiennent y compris un embargo sur les armes à feu, qui s'ajoutent à des punitions approuvées par des pays comme les États-Unis.


Plusieurs anciens et actuels dirigeants du pays ont été sanctionnés par l’international. Ces derniers sont reprochés < pour leur soutien financier aux gangs du pays, le blanchiment d’argent et d’autres actes de corruption >.


Pour l'instant, l'ONU a exclu l'envoi possible d'une nouvelle mission de maintien de la paix dans le pays, où elle a déployé des "casques bleus" entre 2004 et 2017, qui auraient été responsables du début d'une épidémie de choléra qui a tué au moins 10 000 personnes et qui s’est réapparue à la fin du mois de septembre 2022 après environ 3 ans sans aucun cas n’a été recensé.

 

 

Daniella Saint-Louis avec Diario Libre

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