Face aux violents affrontements qui ont éclaté entre les bandits le 8 juillet 2022 dans la commune de Cité-Soleil, des enfants ont fui la zone. Ils se sont réfugiés dans une école à Port-au-Prince, rapporte le journal Reuters, dans un article publié ce vendredi 22 juillet 2022.
Des centaines d'enfants de Cité-Soleil se réfugient dans une prestigieuse école de Port-au-Prince après avoir échappé à la violence des bandits armés dans la commune de Cité-Soleil, éclatée le 8 juillet 2022. Ces violences ont causé la mort près de 400 personnes, et la destruction des centaines de maisons, rapporte le journal Reuters, dans un article publié ce vendredi 22 juillet 2022.
« Sur le campus tentaculaire de l'Institution Saint-Louis de Gonzague, actuellement vide pour les vacances d'été, des enfants allant des adolescents aux tout-petits dorment dans des salles de classe qui servent de dortoirs improvisés. Ils ont bavardé et plaisanté dans la cour de récréation vendredi, jouant à cache-cache ou à des parties de football improvisées avec des bouteilles en plastique. Ils se sont rassemblés avec enthousiasme lorsqu'un journaliste de Reuters est arrivé pour poser des questions sur leur situation », lit-on dans l'article.
« Les enfants ont besoin de beaucoup d'aide », a déclaré sœur Rosemiline, une religieuse du groupe communautaire religieux Kizito Family.
« La situation est vraiment mauvaise. Nous attendons de la nourriture mais ce que nous obtenons n'est pas satisfaisant pour les enfants », a-t-elle déclaré, ajoutant que son organisation espère les reloger dans cinq autres sites.
Les enfants font partie d'un groupe qui a enfilé des uniformes scolaires pour convaincre les chefs de gangs qu'ils étaient en route pour l'école afin d'échapper à la guerre de territoire, selon un organisateur communautaire qui dirige les efforts pour abriter les enfants, à en croire Reuters.
La grande majorité était là sans leurs parents, dont la plupart ne pouvaient pas quitter Cité Soleil en raison de la violence continue des gangs, a-t-il dit, demandant à ne pas être identifié par crainte de représailles des gangs.
Notons que les enfants ont commencé à arriver à l'école il y a une semaine, certains d'entre eux pieds nus. La plupart n'ont nulle part où retourner car leur maison a été incendiée lors des combats entre les gangs G9 et G-Pep, à en croire l'article.
Par Gazette Haïti News
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