PubGazetteHaiti202005

Journée mondiale des réfugiés : l'OPC appelle les pays de la région à cesser la déportation massive des Haïtiens

Me Renan Hedouville

À l'occasion de la journée mondiale des réfugiés, ce lundi 20 juin 2022, l'Office de la Protection du Citoyen (OPC), attire l'attention des gouvernements des pays de la région sur la nécessité de ne pas refouler dans leur pays d'origine des ressortissants dont leur vie est exposée et leur liberté est menacée. L’organisme dirigé par Me Renan Hedouville les « appelle à cesser les déportations massives des Haïtiens, en quête de bien-être et de sécurité ».

« Le droit de demander d'asile », est le thème sous lequel est commémorée la Journée mondiale des réfugiés ce lundi 20 juin 2022. L'OPC en profite pour demander aux gouvernements de la région « d'agir en dehors de toute forme de discrimination envers les hommes et les femmes voulant se réfugier dans leur pays en vue de protéger leur vie et de garantir leur sécurité ».

« L’Office de la Protection du Citoyen (OPC), institution étatique et indépendante de promotion et de protection des droits humains en Haiti, encourage les gouvernements de la région à remplir, sans discrimination, leurs obligations internationales au regard des droits de l’homme et celui des réfugiés conformément aux dispositions de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, adoptées par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 28 juillet 1951 », a indiqué l'OPC dans un document publié ce 19 juin 2022.

Par ailleurs, l'OPC dit noter, entre autres, que pour la période allant de septembre 2021 à mai 2022, environ vingt six mille (26 000) Haïtiens sont refoulés des États-Unis d’Amérique (USA). Près de neuf mille (9 000) autres déportés de la République Dominicaine pour le mois de mai uniquement.

Dans ce document, l'Office de la Protection du Citoyen appelle au soutien et à la solidarité de la communauté internationale, particulièrement les pays de la région, en faveur des Haïtiens qui tentent d’entrer chez eux fuyant la situation économique et sécuritaire de leur pays.

« La situation de ces déplacés internes vivant dans des conditions d’extrême vulnérabilité et exposés à toute forme de violence et d’exploitation nécessite une attention spéciale et urgente des autorités », a fait savoir l'institution dirigée par Me Renan Hedouville tout en indiquant que cette situation est largement liée au climat d'insécurité imposé par les gangs armés.

 

 

Par: Billy Doré

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