PubGazetteHaiti202005

Libération des 5 derniers Turcs enlevés début mai par le gang 400 Mawozo

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Les 5 derniers otages turcs enlevés au début du mois de mai par un gang en Haïti, ont été libérés, selon l’agence France Presse citant une source qui s’est gardée de fournir des informations additionnelles. Ces otages étaient âgés de 20 à 26 ans.

 

Membres d’une association éducative et religieuse, ces Turcs étaient détenus début mai par le gang 400 Mawozo, alors qu’ils venaient d’entrer en Haïti à bord d’un bus avec sept autres personnes. Cinq citoyens turcs, encore otages d’un gang haïtien ont été libérés mardi, a annoncé ce mercredi une source proche du dossier, révèle AFP.

Les circonstances de cette libération n’ont pas été dévoilées mais les jeunes hommes, âgés de 20 à 26 ans, sont en bonne condition physique, selon les informations fournies par la même source.

Il y a une dizaine de jours, trois jeunes femmes turques qui voyageaient avec eux avaient, elles, été relâchées par leurs ravisseurs « parce qu’elles étaient malades », avait alors indiqué Michaelle Durandis, représentante de la compagnie d’autobus Metro.

Ces huit citoyens turcs sont tous membres d’une association éducative et religieuse présente en Haïti depuis 2019 et qui fournit des cours de langues et d’enseignement religieux musulman, selon son site Internet.

 

Enlèvements fréquents

Le 8 mai, le groupe était parti en car de Saint-Domingue, la capitale de la République dominicaine, à destination de Port-au-Prince. Le véhicule avait été détourné en Haïti, peu de temps après son passage à la frontière, par l’une des plus puissantes bandes armées du pays. Douze personnes se trouvaient alors à bord : huit ressortissants turcs, trois Haïtiens et un Dominicain.

 

Les deux employés de la société de transport, une hôtesse haïtienne et le chauffeur dominicain, avaient été libérés moins d’une semaine après le détournement du bus. Les deux passagers haïtiens avaient par la suite été relâchés par le gang, contre le paiement d’une rançon au montant non rendu public, selon la représentante de la compagnie Metro qui n’était pas en mesure de fournir la date de cette libération.

Les forces de l’ordre haïtiennes peinent à endiguer la mainmise des gangs sur la capitale et le pays : pour le seul mois de mai, au moins 200 enlèvements ont été recensés par l’ONU, des crimes très majoritairement commis à Port-au-Prince.

 

Par : Daniel Zéphyr avec AFP

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