PubGazetteHaiti202005

250 millions de dollars investis par des entrepreneurs haïtiens en République dominicaine

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En raison de l'insécurité qui sévit dans le pays, des entrepreneurs haïtiens ont investi 250 millions de dollars en République Dominicaine, au cours de l'exercice 2021-2022, a déclaré l'économiste Ezter Émile, selon un article publié par France 24, le samedi 28 mai 2022.

 L'implantation des gangs armés dans le pays ajoute un autre obstacle à la reprise de l'économie qui est en récession depuis 2019. Les entreprises fuient vers la République Dominicaine.

Des dizaines entrepreneurs haïtiens ont déjà migré vers la République dominicaine et ici, en Haïti, ils ne font que maintenir leurs magasins à flot, a indiqué Grégory Brandt, président de la chambre de commerce et d'industrie franco-haïtienne.

En effet, le plongeon économique d'Haïti profite grandement à son voisin.

De plus en plus d’entreprises qui se trouvent dans des zones de violence ferment leurs portes, laissant plus de gens au chômage, a indiqué Etzer Émile.

Par ailleurs, la flambée mondiale des prix du carburant survient au pire moment possible pour les autorités haïtiennes. En décembre dernier, elles avaient, pour la première fois en cinq ans, pris la décision très sensible d'augmenter le prix à la pompe, deux mois seulement avant que la Russie n'envahisse son voisin.

L'Etat paie la différence aux compagnies pétrolières, et cet écart entre ce que le gouvernement paie pour le carburant  et ce que les Haïtiens ordinaires paient à la pompe est devenu insupportablement élevé depuis l'invasion de l'Ukraine qui a fait monter en flèche les prix mondiaux du pétrole.

« Cette année, ces subventions aux carburants ont augmenté de plus de 200%, c'est environ 18 milliards de gourdes, soit plus de 164 millions d'euros », a déclaré l'économiste Kesner Pharel.

Ces défis économiques surviennent alors que les autorités haïtiennes sont dans une profonde paralysie, aucune institution n'ayant la légitimité pour initier les réformes.


Nommé au début du mois de juillet, juste avant l'assassinat du Président de la République, Jovenel Moïse, le Premier ministre Ariel Henry n'est toujours pas parvenu à rassembler la classe pour créer un gourvenement capable de construire le consensus.

L'absence d'élections a également réduit le sénat à un tiers de sa taille, ce qui veut dire qu'il ne peut plus atteindre un quorum pour tenir une session ou voter une loi.


En ce sens, le vide politique a permis à des puissants gangs criminels de gagner du terrain et de constituer un niveau de financement sans précédent, grâce aux rançons des enlèvements quotidiens reçues.

 

Par: Gazette Haïti News avec France 24   

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