PubGazetteHaiti202005

Au Nigeria, des attaques contre trois villages ont fait au moins 48 morts

@AFP

De nouvelles attaques, menées vendredi dernier par des hommes armés contre trois villages situés dans le nord-ouest du Nigeria, ont fait au moins 48 morts, selon un responsable local et un habitant. Le président Muhammadu Buhari a appelé les forces de sécurité à "tout faire pour mettre fin immédiatement à ces horribles massacres" dans le pays.


Au moins 48 personnes ont été tuées dans des attaques menées par des hommes armés contre trois villages de l'État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, ont déclaré, dimanche 8 mai 2022 à l'AFP, un responsable local et un habitant. Ces violences sont les dernières en date imputées à des bandes criminelles, des "bandits" qui terrorisent depuis des années le centre et le nord-ouest du Nigeria, pillant, kidnappant et tuant les habitants.

"Au total, 48 personnes ont été tuées par les bandits dans les trois villages (Damri, Sabon Garin et Kalahe) attaqués vendredi après-midi", a affirmé le responsable administratif du district de Bakura, Aminu Suleiman, confirmant un bilan donné par un habitant. Le village de Damri a été le plus touché. Les bandits y ont tué 32 personnes, dont deux policiers, a précisé Aminu Suleiman.

"Les hommes armés ont attaqué un hôpital à Damri où ils ont abattu des patients qui recevaient un traitement et ont brûlé un véhicule de la police, tuant deux membres du personnel de sécurité", a-t-il dit.

L'armée, déployée par la suite dans la zone, est parvenue à faire fuir les assaillants, selon la même source. Abubakar Maigoro, résident de Damri, a donné le même bilan qu'Aminu Suleiman : "Nous avons enterré 48 personnes tuées dans les attaques", a-t-il déclaré à l'AFP. "L'arrivée des soldats a obligé les bandits à se retirer, laissant derrière eux le bétail et les denrées alimentaires qu'ils ont pillés." La police, qui n'a pas confirmé ces violences, n'a pas répondu aux demandes de l'AFP.

Dans la foulée, le président Muhammadu Buhari, critiqué pour son incapacité à enrayer les violences, a appelé les forces de sécurité à "tout faire pour mettre fin immédiatement à ces horribles massacres" dans le pays. "Les populations rurales de Zamfara et d'ailleurs doivent avoir le droit à la paix", a-t-il insisté dans un communiqué.

 

 

Par Gazette Haiti avec AFP

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