Le Bureau Intégré des Nations-Unis en Haïti (BINUH) s’est réuni avec le haut commandement de la Police nationale d'Haïti et des représentants de la société civile. Le but : cerner les enjeux de la sécurité publique et de mettre les gangs armés hors d'état de nuire.
Ce mercredi 4 mai 2022, le BINUH, dans un tweet a informé avoir rencontré le haut commandement de la PNH et quelques acteurs de la société civile pour discuter autour de la question de sécurité publique.
« Ces échanges fructueux ont permis aux participants de mieux cerner les enjeux de la situation actuelle pour la population haïtienne et de renforcer leur collaboration pour y remédier », a tweeté le bureau intégré des Nations-Unies en Haïti.
Toujours sur son compte Twitter, hier, le Bureau a exprimé « son inquiétude pour le recrutement des mineurs au sein des gangs, une des six violations graves des droits de l'enfant » et a condamné « la violence des gangs armés depuis le 24 avril qui affecte les communes du Nord & Nord-Est de Port-au-Prince, tuant des dizaines d’Haïtiens et blessant et déplaçant des milliers d’autres ».
La capitale de Port-au-Prince est désormais encerclée par des groupes armés qui sèment la terreur, kidnappent et violent. Cette situation exige des mesures drastiques pour l'endiguer.
Le BINUH a encouragé « la mise en œuvre de la stratégie nationale de réduction des violences communautaires et appelle les autorités à poursuivre en justice les auteurs présumés tout en continuant les efforts dans la lutte contre les gangs armés et la protection des droits humains ».
Les affrontements entre gangs rivaux dans la Plaine du Cul-de-Sac ont de nombreuses victimes. Selon les informations, des dizaines de morts ont été recensés. Les déplacés sont comptés par milliers fuyant l’atrocité des gangs « 400 Mawozo » et « Chen Mechan ».
Par Billy Doré
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