Le CEP devant organiser les prochaines élections est fin prêt, annonce le premier ministre Ariel Henry lors d'une interview exclusive accordée à Gazette Haïti au Chili. Selon ce qu'il a confié au journal, il est prêt à publier un arrêté nommant les 9 membres de l'institution électorale. Ariel Henry affirme avoir consulté un ensemble de secteurs qui ont déjà désigné leur représentant au CEP, précisant que le pouvoir exéxutif n'y a délégué personnne. Le chef de la Primature dit avoir cédé la place de l'exécutif à la diaspora.
« Nous pouvons dire que nous sommes prêts à nommer le CEP », a déclaré Ariel Henry qui explique avoir mis du temps dans sa mise en place afin de s'assurer d'un consensus autour de la question.
Dans son entretien à Gazette Haïti, le premier ministre dit tenir au projet du feu Jovenel Moïse de doter le pays d'une nouvelle constitution avant la tenue des élections.
A la question de savoir s'il pense pouvoir réussir là où l'ex président Jovenel Moïse a échoué, Ariel Henry reste optimiste.
Le patron de la primature qui vient de participer à la passation du pouvoir au Chili entre Sebastien Piňera et Gabriel Boric dit être inspiré de la manière dont les choses se sont passées là-bas.
Ayant la charge de mener le pays vers une transition pacifique à travers des élections libres, Ariel Henry affirme qu’il s'y attelle. D'ailleurs, il dit s'inspirer de ce qui s'est passé au Chili où un président gagnant les élections haut la main a pu être investi sans qu'il y ait de casse, invitant au passage ceux qui veulent prendre le pouvoir à aller aux urnes. « Ceux qui pensent qu’ils peuvent s’asseoir dans une petite salle ou un amphithéatre pour choisir des dirigeants font du mal au pays », déclare-t-il.
Ariel Henry dit vouloir faire des élections, cependant, l'épineuse question de sécurité, voire de la gangstérisation du pays peut arrêter sa course. Il en est pleinement conscient et c’est sur la base de ces inquiétudes, qu'il cherche « une coalition d'aide externe » pouvant l'aider à mâter l'insécurité pavant ainsi la voie au prochain scrutin. En marge de sa participation à l'investiture du président chilien, il indique avoir sollicité l'aide d'autres pays pour résoudre le problème des gangs.
Pensez- vous à un remaniement ministériel avant les élections ?
A cette question, Ariel Henry répond qu'il ne peut pas être dans une logique de refaire le gouvernement juste pour donner un « job ». Selon lui, ce gouvernement est apte à organiser des élections mais n'écarte pas cette possibilité au cas où la situation le commanderait. « Mais, nous en sommes pas là », a-t-il précisé.
Concernant le doute selon lequel l'accord du 11 septembre, seul, ne pourra garantir l'organisation des élections et la possibilité de trouver un consensus avec l'équipe de Montana, Louisiane..., le premier ministre répond:
« Je ne suis pas dans une guerre d'accords. Ce que je veux, c'est que la société parvienne à s'entendre pour sortir le pays de la crise en faisant de bonnes élections capables de garantir la stabilité nécéssaire aux investissements ».
Par Gazette Haïti
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