La Chine a dû se résoudre vendredi 11 mars 2022 à confiner la grande ville de Changchun, dans le nord-est du pays, le « zéro COVID-19 » est sous tension : confrontée à sa pire flambée épidémique depuis deux ans. Dans cette ville de neuf millions d’habitants, seule une personne par foyer est désormais autorisée à sortir, une fois tous les deux jours pour assurer le ravitaillement, a fait savoir la mairie qui se prépare à dépister toute la population.
Ce confinement est le plus important annoncé en Chine depuis celui de la métropole de Xi’an (nord) et de ses 13 millions d’habitants à la fin de l’année dernière et pour un mois. La mairie a ordonné la fermeture des écoles et des commerces ainsi que des transports publics. Il est défendu de quitter la ville, qui a enregistré plusieurs centaines de cas au cours des derniers jours.
Changchun, la ville de « l’éternel printemps », est la capitale de la province du Jilin, frontalière de la Corée du Nord. Ce pays fermé n’a jusqu’à présent jamais fait état de cas de COVID-19.
Parallèlement, la Commission nationale de santé a annoncé vendredi l’introduction pour la première fois de tests antigéniques rapides, avec des kits d’autotests disponibles à l’achat pour les établissements hospitaliers et les citoyens ordinaires. Les tests à l’acide nucléique resteront néanmoins la principale méthode de test.
La Chine, où le virus a été initialement détecté fin 2019 à Wuhan (centre), a rapidement endigué l’épidémie dès le printemps 2020 en adoptant des mesures de confinement très strictes frappant parfois des villes entières. Des résidents de Shanghai patientent en ligne pour accéder à un site de tests à l’acide nucléique installé à l’extérieur d’un hôpital.
Le géant asiatique est ainsi parvenu à largement enrayer la contagion, avec un bilan officiel d’un peu plus de 100 000 cas, dont 4636 mortels, en l’espace de deux ans.
Par Gazette Haïti avec La Presse
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