A travers un direct suivi par environ 19 000 internautes, réalisé sur sa page Facebook et ralayé par plusieurs médias en ligne et Radio Radio Caraïbes ce lundi 7 mars 2022, l’ancien premier ministre intérimaire Claude Joseph a rendu hommage à l’ancien président de la république Jovenel Moïse assassiné chez lui à Pèlerin, il y a 8 mois. L’ancien chancelier persiste et signe qu’avec Ariel Henry à la tête du gouvernement, justice pour le président ne sera qu’une utopie. Selon lui, « Jovenel Moïse a été assassiné pour sa conviction, son envie de hisser le pays sur les rails du développement ».
Ce lundi 7 mars fait exactement 8 mois depuis que le président de la république Jovenel Moïse a été assassiné à Pèlerin 5 par un commando composé de Colombiens et
d’Haïtiano-américains. « Jovenel Moïse a été assassiné pour sa conviction, son envie de hisser le pays sur les rails du développement », croit Claude Joseph, ancien premier ministre intérimaire de Jovenel Moïse, qui ne s’en remet toujours pas 8 mois après.
Les jours passent. Les mois se suivent. L’enquête sur le dossier de l’assassinat traîne. L’instruction est désormais confiée à un nouveau juge. Il en est le troisième.
Claude Joseph impute la responsabilité au chef du gouvernement Ariel Henry. « C’est parce que le gouvernement au plus haut niveau est impliqué. Il fait obstruction à l’enquête », accusé-t-il précisant que ce n’est pas une « invention » mais plutôt une « implication documentée ».
L’ancien ministre des affaires étrangères fait remarquer qu’il y a une volonté manifeste du côté de l’actuel gouvernement de ne pas donner justice à Jovenel Moïse. « Ce ne sont pas les élections que va réaliser Ariel Henry qui donneront Justice à Jovenel Moïse », déclare Mr Joseph.
« Détruire l’héritage de Jovenel Moïse »
Pour Claude Joseph, la tendance des hautes autorités de l’Etat tient à détruire l’héritage légué par l’ancien président de la république Jovenel Moïse. « Beaucoup de manœuvres sont entrain d’être concoctées pour effacer les réalisations de Jovenel Moïse », dénonce Mr Joseph. Il prend comme exemple pour soutenir ses propos, le « non-fonctionnement de plusieurs centrales électriques dont celles de celle de Sainte-Philomène, de Saint-Raphaëlle ».
« Pourquoi n’ont-ils pas fait de suivis sur les chantiers lancés et débutés par Jovenel Moïse », se demande Claude Joseph citant le barrage Latannerie et le projet avec l’entreprise étrangère « General Electric ».
Exiger justice pour Jovenel coûte que coûte
Malgré les « tractations, menaces, suppression de (ses) agents de sécurité », Claude Joseph promet de poursuivre le combat pour rendre justice à l’ancien président Jovenel Moïse. « Je renouvelle l’engagement de protéger la mémoire de Jovenel Moïse », garantit l’ancien titulaire du MAEC.
Claude Joseph n’a pas révélé les prochaines étapes qu’il compte franchir dans la lutte pour exiger justice pour Jovenel Moïse mais reste convaincu que « (sa ) lutte s’inscrit dans une démarche de rendre éternelles ses œuvres et idéologies politiques ».
Par: Daniel Zéphyr
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