Les handicapés victimes d'incendie à l'ancienne piste de l'aviation, au bas Delmas 3, le 17 juin dernier, continuent de réclamer de meilleures conditions de vie. Ils réclamant le renvoi de Soinette Desir à la tête du Bureau du secrétaire d'État à l'intégration des personnes handicapées, qui, selon eux est le principal obstacle de leur prise en charge. Par ailleurs, ils recommandent au Premier Ministre Ariel Henry : un nouveau secrétaire d'État des personnes handicapées, une augmentation de leurs frais d'accompagnement social qui doit passer de 1 500 gourdes à "2500 gourdes" chaque mois, et de nouvelles maisons.
Deux mois depuis que l'ancienne piste de l'aviation, servant de camp de fortune pour les personnes handicapées a été incendiée, les réponses de l'état se font encore attendre. Les personnes à mobilité réduites sont livrées à elles- mêmes.
Lors d'une conférence de presse tenue ce mardi 7 septembre 2021, dans les locaux de l'Office de la Protection du Citoyen (OPC), Verdieu Vilemme, l'un des représentants des personnes handicapées victimes d'incendie au bas de Delmas 3, dénonce le mépris des autorités face à leurs mauvaises conditions de vie depuis l’incendie du 17 juin 2021 ayant détruit leur logement.
Selon Verdieu Vilemme, personne n'a jamais penché sur leur cas, même la secrétaire d'État à l'intégration des personnes handicapées, Madame Soinette Desir. "Elle n'a rien fait comme démarche pour apporter aide et assistance aux victimes", a t-il lâché.
Selon lui, Soinette Desir est le plus grand obstacle à leur prise prise en charge. De ce fait, ils demandent à ce qu'elle soit remplacée à la tête du secrétaire d'État à l'intégration des personnes handicapées.
Les victimes de l'incendie du camp de fortune de l'ancienne piste de l'aviation exigent à la direction de la Caisse d'Assistance Sociale (CAS), une augmentation de leur accompagnement mensuel de 1 500 gourdes à 2 500 gourdes, ainsi que de nouvelles maisons.
Par ailleurs, Verdieu Vilemme, déclare qu'ils ont entrepris vainement des démarches auprès du Bureau des Avocats Internationaux(BAI), de l'Office de la Protection du Citoyen, du Réseau National de Défense des Drouts Humains(RNDDH) afin de se pencher sur leur dossier, jusqu'à date rien n'a été dit.
"À l'ecole communale de Delmas 103, où nous étions placés sous les ordres de Soinette Desir, nos conditions de vies s'aggravaient de jour en jour et nous étions obligés de quitter les lieux pour nous réfugier au bureau à l'intégration des personnes handicapées. Personne ne s’est jamais penché sur leur cas qui s'empirait" a fait savoir quand à lui André Luckner, l'un des porte-paroles des personnes à mobilité réduite.
Thelusme Julienne, l'une des femmes victimes lors de l'incendie à l'ancienne piste de l'aviation, ne reste pas indifférente. Elle déplore le silence des autorités sur le sinistre qui a ravagé sa maison ainsi que d'autres effets personnels. Elle plaide en faveur de l'intégration des femmes handicapées dans la société et dans le secteur des affaires. "Nous voulons à ce que justice et réparation soient rendues en faveur des personnes handicapées. Nous sommes abandonnés", se plaint-elle.
Fort de ces constats, les handicapés entendent organiser un sit-in devant les locaux de la primature le 15 septembre 2021, baptisé "café democratie" dans l'idée de faire respecter leur droits.
Par : Odneson Midy
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