PubGazetteHaiti202005

Les FND disent s’accrocher au « protocole d’entente nationale » qui préconise Joseph Lambert comme président provisoire

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Les forces nationales pour la démocratie (FND) disent s’accrocher au « protocole d’entente nationale » qui préconise la mise en place d’une gouvernance avec le sénateur de Sud-Est Joseph Lambert comme président provisoire de la République et le Dr Ariel Henry, Premier ministre. Les forces nationales pour la démocratie appellent à la dissolution de l’actuel conseil électoral provisoire qu’elles accusent d’illégal et non crédible pour réaliser les prochaines joutes électorales devant sortir Haïti du pétrin.

 

Les forces nationales pour la démocratie ne jurent que par le « protocole d’entente nationale ». « Nous avions signé un protocole d’entente nationale qui préconisait un exécutif bicéphale », rappelle Milord Amos, un membre des forces nationales pour la démocratie, qui confie que ce serait Joseph Lambert, président provisoire et Ariel Henry, premier ministre.

 

Milord Amos pointe du doigt certains secteurs travaillant avec la communauté internationale qui veulent décider de l’avenir du pays. « Laissez les Haïtiens décider de leur avenir », scande Mr Amos se disant accroché aux prescrits et aux marches à suivre du protocole d’entente nationale. Pour le dirigeant politique, seul un président de la république peut inviter la population en ses comices. Il fustige le comportement du premier ministre Ariel Henry qui tend à promouvoir un exécutif monocéphale avec lui aux commandes.

 

Demande de la dissolution de l’actuel CEP

 

Les forces nationales pour la démocratie (FND) ne croient pas que des dispositions ont été prises pour assurer un climat serein devant favoriser les prochaines élections présidentielles et législatives. Pour elles, la première disposition passe par la dissolution du conseil électoral provisoire qui, selon elles, est illégale et non crédible. « Ce ne sont que les manœuvres de la communauté internationale », juge Augustin St Victor plaidant en faveur d’un consensus élargi pour résoudre la crise qui sévit depuis peu. Plus loin, Mr St Victor se demande « Comment peut-on réaliser des élections dans ces conditions », relatant les faits survenus durant la semaine à Martissant sur la route nationale où des bandits armés ne cessent de semer la peur et le deuil.

 

S’agissant de plus d’une centaine de partis politiques déjà enregistrés au CEP pour les prochaines élections présidentielle et législative, le militant politique prend ses distances par rapport à ces derniers qu’il accuse ne pas représenter véritablement la population haïtienne. « Aujourd’hui, avec 20 personnes, on peut former un parti politique », ironise Augustin St Victor relatant des partis politiques bien connus habitués à participer dans des joutes électorales qui ne se sont pas  inscrites. « Nous avons besoin d’élections inclusives pour mettre fin à la crise », précise Mr St Victor qui voit une véritable gabegie si ces élections se réaliseraient cette année. « Nous sommes contre des élections cette année », déclare-t-il.

Les deux figures de proue du « protocole d’entente nationale » se sont réunies la semaine dernière au bureau du Sénat. Le point où il aurait pu discuter des prescrits du « protocole d’entente nationale » n’a pas été révélé. Toutefois, des secteurs y croient toujours et ne cessent d’exiger son application.

 

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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