PubGazetteHaiti202005

KONBIT maintient toujours sa position en faveur de la mise en place d'un gouvernement de transition de rupture 

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Le regroupement KONBIT s'est adressé à la presse le jeudi 5 août 2021, pour réitérer sa position en faveur de la mise en place d'un gouvernement de transition de rupture pour diriger l'État. KONBIT définit les critères concernant le profil des personnalités qui devraient faire partie de ce gouvernement qui doit sortir d’un « accord politique urgent » entre tous les acteurs.

Selon le KONBIT la solution à la crise que connaît le pays doit être haïtienne, rejetant du coup « toutes manoeuvres de la communauté internationale pour imposer à Haïti ses décisions ». KONBIT dénonce également « des hommes politiques qui à un moment soutenaient la rupture face au système inégalitaire et qui aujourd'hui travaillent pour renouveler le régime Phtk ».

« Ils veulent aujourd'hui aller aux élections sans la tenue des divers procès. Il faut les rappeler que ce ne sont pas "les blancs" qui vont décider des élections, mais nous les Haïtiens qui allons décider quand il sera possible pour les réaliser », déclare le professeur Josué Merilien, membre de la directoire de KONBIT.

Le syndicaliste, au nom de la structure, dit continuer de prôner en ce sens « face à la manœuvre de l'international et du Phtk », la mise sur pied d'un « gouvernement de transition de rupture susceptible de porter satisfaction aux besoins de la population ».

De ce fait, pour le docteur Jean Herold Buteau, également membre du KONBIT, il faut trouver un accord politique entre tous les acteurs pour enfin arriver à cette transition de rupture. Il exhorte ces derniers à trouver les motifs des désaccords et les moyens pour trouver un vrai accord. « Les acteurs ont à présent deux possibilités, se definir comme (alliés) du PHTK ou se ressaisir dans l'intérêt de la population. Et, l'accord n'aura pas d'objectif de la prise du pouvoir par une tierce personne », a déclaré le Dr Buteau.

Olrich Jean Pierre, de son côté, en a profité pour relater les critères sur lesquels pour qu’un acteur intègre l'éventuel gouvernement de transition de rupture qui doit émaner de l'accord politique. Selon lui, ces critères charrient des valeurs et une vision.

« Les personnes qui vont jouer un rôle dans cette transition ne doivent pas avoir de réputation douteuse, ne doivent pas avoir été impliquées dans des crimes de sang, participé dans la lapidation des fonds petrocaribe, mêlé au trafic illicite. Cela ne doit non plus des gens qui ont été au service de l'international », indique Olrich Jean Pierre, lançant un appel au respect des principes dans le pays.

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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