Tout comme plusieurs autres structures, regroupements et associations de la vie nationale, l'Association Nationale des Anciens Élus Locaux d'Haïti (ANAELH), dans une note rendue publique le lundi 2 août 2021 portant les signatures de Saint-Fleur Philoclès et Moïse Charles Pierre respectivement coordonateur national et conseiller, dénonce d'entrée de jeu, l'assassinat tragique et crapuleux du président Jovenel MOÏSE qui selon elle, met à nu, la société haïtienne et le vrai visage de celles et ceux qui ne veulent pas un changement réel dans le pays.
Consternés et révoltés, les anciens élus locaux exigent aux autorités judiciaires de bien mener l’enquête afin d'identifier et de parvenir à l'arrestation de tous les coupables, complices, commanditaires, auteurs et co-auteurs.
Concernant la division qui gangrène la société, l'ANAELH exhorte les acteurs des secteurs vitaux à se mettre ensemble autour d'une table pour discuter, sans langue de bois, des multiples problèmes de la nation et de déboucher sur un accord réel pour trouver les solutions qui s'imposent pour soulager les maux de la population qui ont trop duré, ont-ils regretté.
« Après plus de deux (200) ans d'indépendance, l'insouciance, l'inconscience des politiciens apatrides, la violence politique et économique nourrie par l'ingérence de la communauté internationale dont le Core Groupe, ternissent davantage l'image de notre chère République », ont déclaré les dirigeants de ANAELH.
À eux d'ajouter: « Suite à ces mauvais comportements, ils ont accouché dans le pays: l'insécurité, la misère, le chômage, le kidnapping généralisé, les massacres dans les quartiers populaires entre autres ».
Ils se sont aussi prononcés sur la formation et la prise de fonction du nouveau Gouvernement dirigé par M. Ariel Henry.
« Nous sommes étonnés de voir comment la communauté internationale impose au peuple haïtien, après l'assassinat du président, un nouveau gouvernement formé dans l'illégalité, l'illégitimité et en dehors de tout consensus entre les acteurs », dénoncent-ils.
Les chefs de file de l'ANAELH disant croire dans les institutions républicaines demandent au tiers du sénat restant de s'impliquer efficacement pour une solution durable à la crise pluridimentionnelle haïtienne en jouant un rôle de facilitateur.
Ainsi plaident-ils pour la mise sur pied d'un nouvel Exécutif bicéphal qui devrait avoir un mandat de dix huit (18) mois.
Pour garantir une bonne stabilité politique, les anciens dirigeants locaux proposent un plan de développement pour les vingt-cinq (25) prochaines années. Ils demandent la mise en place d'un programme de désarmement impliquant des experts internationaux, d'un programme de relance économique et de réfondation de l'État, l'instauration d'un nouveau Conseil Électoral Provisoire en vue de l'organisation d'élections libres, crédibles, démocratiques et inclusives pour renouveler les dirigeants.
Parallèlement, les responsables de l’ANAELH n’ont pas oublié d’exiger la libération des prisonniers politiques.
Par: Valéry FELIX
fvalery751@gmail.com
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