PubGazetteHaiti202005

Manifestation prevue pour le 6 août « contre l'ingérence et violation de l'article 133 de la constitution 87 »

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L'ensemble des organisations politiques de l'opposition a donné une conférence de presse, à Port-au-Prince, le 2 août 2021, pour dénoncer l'ingérence continue de la communauté internationale en Haïti. La structure politique demande à la cheffe du bureau intégré des Nations Unies en Haïti ( BINUH), Mme Helen La Lime de laisser le pays, et ainsi que l'application de l'article 133 de la constitution haïtienne de 1987, stipulant que le pouvoir exécutif est exercé par le Président de la République, Chef de l’Etat; et le Gouvernement ayant à sa tête un Premier Ministre ».

En réaction à l'ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes du pays d'après laquelle elle soutient l'établissement d'un gouvernement monocéphale en Haïti, l'ensemble des organisations politiques de l'opposition annonce le lundi 2 août, « une grande manifestation pour le vendredi 6 août 2021 ».

Cette journée de mobilisation aura pour objectif de rappeler aux membres du conseil électoral provisoire qu'ils ne sont pas légitimes et qu'ils ne peuvent pas continuer à s'offrir de l'argent de l'État, notamment les fonds alloués pour les élections et référendum, annonce Abel Loreston, un des responsables de l'ensemble des organisations.

« Ensuite, nous allons nous diriger devant les locaux de BINUH pour faire savoir à Mme La Lime qu'on veut pas d’elle dans le pays », indique Abel Loreston, disant que « (le peuple) n'acceptera plus d'être dicté par l'étranger et qu’il revient aux Haïtiens de décider de la direction que doit prendre le pays ».

Selon Edouard Saint Fleur, également responsable de l'ensemble des organisations, le gouvernement d'Ariel Henry « imposé par les États-unis est sans mission ».  Il faut au peuple haïtien, dit-il, un gouvernement de rupture, structurel et populaire avec pour missions le rétablissement des institutions étatiques, la libération des prisonniers politiques, une commission d'enquête de gestion de l'État, résoudre le problème de l'insécurité et l'annulation des franchises douanières.

Rejetant l'organisation des prochaines élections, Edouard Saint Fleur souligne que « le gouvernement monocéphale d'Ariel Henry n'a pas ni titre ni qualité pour convoquer le peuple en ses comices pour qu'il se rend aux élections ».

C'est le même son de cloche du côté de l'ingénieur Jean Sondy François qui dénonce le « système en place qui est profitable à la communauté internationale et à la bourgeoisie au détriment du peuple haïtien ». Selon lui, l'ingérence c'est une des raisons à la base de l'assassinat du président Jovenel Moïse.

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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