PubGazetteHaiti202005

Traitement des détenus en Haïti, l'ONU appelle l'État à protéger la vie et l’intégrité des personnes privées de liberté

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Dans un rapport conjoint du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) autour des conditions de détention et le traitement des détenus dans le système pénitentiaire haïtien, il est révélé que « 12 lieux de détention visités (par le Service des Droits de l'Homme) constituent une situation de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant ».

Le rapport, publié le 30 juin, fait état « des situations de surpopulation extrême dans plusieurs lieux de détention, ainsi que l’accès limité des personnes incarcérées au plein-air, aux services sanitaires, à la nourriture, à l’eau potable et aux services de santé ».

Dans le milieu carcéral haïtien, l'ONU rapporte qu' « il est infligé aux détenus le mauvais traitement en guise de mesure disciplinaire ». Selon l'organisation dans « 12 lieux de détention visités (il existe) une situation de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant ».

Le rapport aborde également la situation des femmes, filles, garçons, personnes âgées et personnes handicapées dans l’univers carcéral en Haïti. L'ONU encourage dans la foulée « le gouvernement à harmoniser les conditions de détention avec celles qui prévalent à la prison civile pour femme de Cabaret et au Centre de rééducation des mineurs en conflit avec la loi ».

Contre le phénomène de détention préventive illégale et arbitraire en Haïti, les membres du service des droits humains (SDH) qui ont mené l'enquête, recommandent que « des comités de suivi de la chaîne pénale deviennent fonctionnels dans toutes les juridictions; les bureaux d’assistance légale soient partout opérationnels; et les mesures nécessaires à la mise en œuvre de la réforme du code pénal et du code de procédure pénale soient adoptées rapidement ».

Avec la situation sanitaire liée à la COVID-19, le BINUH encourage, suivant le rapport, « le gouvernement à rapidement mettre en œuvre un plan de décongestion des prisons, conjointement avec les mesures de prévention nécessaires pour enrayer la propagation du virus ».

Le HCDH et le BINUH disent rester disponibles pour accompagner les autorités nationales, pendant qu'ils appellent « le gouvernement Haïtien à prendre des mesures immédiates conforme à ses obligations internationales pour protéger la vie et l’intégrité des personnes privées de liberté ».

Le Service des droits de l’homme (SDH) a documenté la situation des droits de l’homme dans les prisons entre janvier et mars 2021. Le SDH a visité 12 lieux de détention, « dont un centre de détention pour garçons, une prison dédiée exclusivement aux femmes et aux flles, et l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti où sont transférés certains détenus malades », relève le rapport.

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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