PubGazetteHaiti202005

Haïti-Insécurité: les groupes armés imposent leur loi à Martissant, des journalistes agressés 

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Les affrontements entre les groupes armés de «gran ravin» et de «tibwa» se poursuivent à Martissant, pour ce vendredi 4 juin 2021. Les activités du marché de la 5ème avenue entièrement paralysées, le sous-commissariat de Martissant abandonné, l’Etat inexistant.
Pour cette quatrième journée de lutte armée pour le contrôle des territoires, des journalistes ont été agressés par les bandits. 


Ce vendredi 4 juin 2021, le train-train quotidien est au point mort dans la troisième circonscription de Port-au-Prince, suite à la situation de tension qui y règne depuis mardi dernier occasionnée par de violents affrontements entre les gangs armés de «Tilapli» et de «Krisla». Des voitures sont abandonnées, les policiers ont déserté le sous commissariat de Martissant. Passer dans cette zone constitue un véritable risque. Pas de circulation automobile et les piétons sont obligés de montrer patte blanche.


Le peu de curieux rencontrés observent la situation mais ont peur de parler aux journalistes, ni d'être filmés. 

Les travailleurs de la presse ne sont pas les bienvenus dans la troisième circonscription de Port-au-Prince entièrement contrôlée par des bandits. Ce matin, aux environs de dix heures, deux  journalistes d'un journal en ligne à bord d'une motocyclette qui se rendaient à Fontamara, étaient contraints de rebrousser chemin. 

Un autre journaliste, Guerlking Souffrant a été l’objet d’agressions verbales d'un individu armé armé, au moment où il revenait de Fontamara. Son téléphone a été brisé par les bandits qui ont tiré en l’air, une manière lui demander de décamper. 

« Ils nous ont intimé l'ordre d'avancer, après ils nous ont dit de faire demi tour, a-t-il témoigné. Ils nous ont menacé: nou pa bezwen jounalis la, ale. depi m ta we nou vin la anko li pap bon pou nou », a rapporté le travailleur de la presse.

À Martissant, plusieurs morts ont été enregistrées, selon les informations. Des maisons ont été incendiées et des habitants ont fui la zone pour des destinations inconnues. 

Depuis cette guerre de territoires entre les bandits de « Gran Ravin » et de « Tibwa », la police répond aux abonnés absents. Aucune déclaration des autorités gouvernementales sur cette situation de terreur paralysant ce tronçon de route desservant 4 départements du pays: Sud-est, Sud, Nippes et Grand Anse. 

 

 

 

 

Par: Gazette Haïti

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