PubGazetteHaiti202005

Le RDNP appelle ses partisans et la population haïtienne à boycotter pacifiquement le référendum constitutionnel

Crédit photo/Lex Gassendy HENRY

En conférence de presse ce mardi 25 mai, les membres du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes, (RDNP), se sont positionnés contre le référendum constitutionnel entamé par l'exécutif haïtien. Le secrétaire général du parti, Éric Jean Baptiste appelle ses partisans à boycotter de manière pacifique ce projet. 
 
Au projet de nouvelle constitution, le dirigeant du RDNP dit « Stop! ». « Nous avions donné une conférence pour rappeler que  le mandat du Conseil électoral provisoire était inconstitutionnel depuis la publication de l’arrêté pour nommer ses membres », a rappelé l’ancien candidat à la présidence faisant référence à l’article 134.2
 
À en croire Éric Jean-Baptiste, le pays a besoin d'une nouvelle constitution. Cependant, « pour y aboutir, il faut qu'il y ait un compromis, un accord national à défaut duquel, un consensus ». Selon lui, le projet de la nouvelle constitution ne devrait pas être l’œuvre d'un groupe de  3, 4, ou 5 personnes pour toute une population.
 
« Si nous acceptons une constitution de cette manière, nous vous garantirons que nous entrerons dans un cycle infernal d’instabilité où chaque gouvernement qui vient, devra décider en fonction de ses intérêts, de ses besoins pour changer la constitution », met-il en garde sans vouloir rentrer dans le fond du contenu de la constitution.
 
Selon le secrétaire général, la constitution qui est capable d’unir les haïtiens doit être élaborée sous la base d'un accord national. « Nous demandons à chaque militant du RDNP et à chaque membre de la population de prendre toutes les dispositions de manière pacifique, sans violence pour dire non au référendum en fonction de ce que la loi nous autorise », recommande Éric Jean-Baptiste 
 
Au cas où ils refuseraient d’arrêter avec le processus, le secrétaire général invite la population à boycotter le référendum en fonction de ce que dit la loi. 
 
L’ancienne candidate à la présidence, Mirlande Hyppolite Manigat, présidente d’honneur du RDNP, a aussi placé son mot. En tant que membre fondateur, elle déclare adhérer aux propos du secrétaire général et se dit satisfaite du travail du conseil exécutif national. 
 
Parallèlement, Jonas Revanche, secrétaire général adjoint aux affaires internes de la RDNP, a tiré le sonnette d’alarme sur la crise qui paralyse le fonctionnement de la justice haïtienne. Il dénonce surtout la pratique du marronnage des parquetiers dans les audiences.
 
 
L’autorité de l’État est « atè plat », l’insécurité, le kidnapping, le banditisme, pas d’infrastructures sanitaires, autant de problèmes mentionnés lors de cette conférence du parti du feu Leslie François Manigat. 

Par ailleurs, face à l’augmentation des cas d’infection et de décès liés à la Covid-19 dans le pays, le RDNP invite la population à observer les « gestes barrière » contre la maladie. 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

Par: Fenel Pélissier

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