PubGazetteHaiti202005

Haïti-Presse: DES CENTAINES DE JOURNALISTES ONT INVESTI LES RUES POUR DÉNONCER LA BRUTALITÉ POLICIÈRE

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Des centaines de journalistes  et travailleurs de la presse ont foulé le macadam ce jeudi 28 février 2021 pour dénoncer la brutalité policière dont ont été victimes plusieurs journalistes ces derniers mois. La marche a débuté au champ de mars, près de la cour de cassation, pour s’achever sur la place de la constitution où un message a été délivré.

Vêtus de t-shirts blancs floqués « La presse », sous un soleil de plomb, les journalistes se sont massés au niveau du champ de mars aux alentours de 9h du matin. Les travailleurs de la presse brandissaient une banderole rouge et blanc sur laquelle on pouvait lire « Non à la brutalité policière envers les journalistes » et exhibaient  des pancartes pour faire passer leurs différentes revendications.

Plusieurs journalistes nationaux et internationaux, de tout genre (télévision, radio, et en ligne) bien connus de la place ont répondu à l’appel. Roberson Alphonse, journaliste de Magik 9 et rédacteur à Le Nouvelliste croit que les récents agissements proférés à l’égard des journalistes tels : le coup de projectiles reçus par Réginald Rémy de Caraïbes FM et la destruction des matériels de presse de certains journalistes des médias en ligne sont une atteinte flagrante aux droits des journalistes de pratiquer entièrement leur métier.

 Jistis, jistis

Les journalistes arpentaient toutes les rues de Port-au-Prince ; ils scandaient « nou p ap bay legen », « Jistis ». Certains exhibaient les photos de certains journalistes victimes de brutalité policière, d’autres demandaient encore justice pour leur ancien confrère Vladimir Legagneur.

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« Il faut que ça cesse »

Le journaliste de la radio télé caraïbes, Jacques Adler Jean Pierre qui a pris part à cette démarche  a fait appel à une halte-là « la presse est un rempart pour la société. Je me suis déplacé pour supporter les journalistes qui depuis un certain temps sont victimes de brutalité policière dans l’exercice de leur fonction. Il faut que ça cesse. »

Le journaliste connu sous le sobriquet « Bòs Madichon » stipule que la police et les journalistes devraient être fiers et non des êtres qui s’entretuent, car l’interdépendance qui existe entre ces deux secteurs est incontournable. « La police a besoin du journaliste pour communiquer des arrestations et les journalistes nécessitent la sécurité dans l’exercice de leurs fonctions » a martelé le journaliste culturel.

« Les journalistes ne sont pas du G9 »

Au cours de la marche, la foule grossissait, le visage des journalistes tachait d’un sentiment de désarroi et de détresse. Cependant, toujours motivés, ces travailleurs de la presse scandaient « lapolis, jounalis pa G9 » en référence aux groupes de bandits qui opèrent depuis longtemps et qui sèment la pagaille dans la région métropolitaine sans en être inquiétés.

Sortant du champs-de-mars près de la cour de cassation, au cours de cette marche pacifique, les journalistes ont côtoyé les locaux de l’office de protection du citoyen (OPC), du Réseau National de Défense des Droits de l'Homme (RNDDH) et du ministère de la justice et de la sécurité publique. Cette marche a pris fin sur la place de la constitution où des journalistes comme Robeste Dimanche et Lunie Joseph ont demandé un terme à la brutalité policière que subissent les journalistes et plaidé en faveur du respect de la liberté d’expression conformément à l’article 28-1 de la constitution 1987 amendée.

 

Daniel Zephyr J.

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