Lors d’une conférence de presse conjointe, donnée ce mercredi 14 octobre 2020, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), la Commission Épiscopale Justice et Paix (CE-JILAP) et l’organisation ATD-Quart Monde, en prélude à la journée internationale du refus de la misère célébrée le 17 octobre, ont fait des recommandations aux autorités et tiré la sonnette d’alarme sur la situation précaire et la misère abjecte dans laquelle vit la population des quartiers défavorisés.
La journée internationale du refus de la misère sera célébrée cette année autour du thème « agir ensemble pour gagner la justice sociale et environnementale pour tous ». Lors de leur conférence de presse, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), la Commission Épiscopale Justice et Paix (CE-JILAP) et l’organisation ATD-Quart Monde ont déploré la situation précaire et la misère dans laquelle vit une majorité écrasante de la population surtout les habitants des quartiers pauvres de la capitale dont Village de Dieu, Bel-Air, Lassaline, Solino, Cité-Soleil. entres autres.
Ces organisations rappellent que la pauvreté constitue une entrave et un défi à la jouissance des droits fondamentaux de la personne notamment les droits sociaux économique et culturel de la population mais aussi le droit à la santé, à l’alimentation, au travail, au logement décent, et à la sécurité sociale.
Dans son intervention, le protecteur du citoyen et de la citoyenne, Me. Renand Hédouville a fait savoir qu’il est inacceptable de parler de droit humain dans une société où la majorité de la population n’a pas accès aux droits fondamentaux de la personne humaine.
Fort de ce qui précède, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), la Commission Episcopale Justice et Paix (CE-JILAP) et l’organisation ATD-Quart Monde recommandent aux autorités concernées de renforcer la lutte contre la corruption, contre le vol, contre le gaspillage en vue de combattre efficacement la misère et la pauvreté. Ces organisations recommandent aussi la mise en place d’un plan d’action pour une meilleure distribution de la justice en Haïti. Elles souhaitent également que tous les secteurs impliqués dans la lutte pour le respect des droits de l’homme s’unissent pour combattre la misère et la pauvreté dans le pays, étant souvent sources de violence et d’instabilité dans le pays.
« Pour combattre la violence, pour combattre l’insécurité, pour combattre les violations de droits humains, il faut d’abord combattre la misère et la pauvreté », a conclu Renand Hédouville.
Par Kervens Adam PAUL
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