_Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Jonas Coffy, dénonce l’attitude des propriétaires de pompe à essence qui ont décidé de fermer, ce lundi, en raison d’un conflit interne. Le titulaire du MCI enjoint les concernés à trouver une entente dans l’immédiat en vue de rouvrir les stations d’essence pour ne pas pénaliser davantage la population à cause de ce problème provoqué par une mésentente entre les propriétaires des stations de service et leurs fournisseurs respectifs._
Le Ministre du commerce et de l’industrie, Jonas Coffy, menace de retirer l’autorisation des stations-services qui sont restés fermées, rejetant toute responsabilité de l’État dans le conflit opposant les propriétaires des pompes à essence et les compagnies pétrolières. Le titulaire du MCI, qui appelle les deux parties à trouver une entente au plus vite, exhorte les stations-services à rouvrir leurs portes dans l’immédiat, arguant que la population ne peut être victime de cette situation. Notons que les propriétaires des pompes à essence ont brandi la menace de fermer leurs portes en vue de contraindre les compagnies pétrolières à revenir sur leur décision de ne plus leur verser de ristournes.
D’un autre côté, le ministre Coffy affirme que les sit-in organisés devant les locaux du MCI n’ont rien à voir avec un mouvement en faveur de la baisse des prix des produits de première nécessité. D’ailleurs, il révèle que des organisateurs de ces mouvements étaient venus récemment lui exiger 2 millions de gourdes pour renoncer à l’organisation de ces mouvements de protestation devant le ministère du commerce.
Par ailleurs, M. Coffy s’est décerné un satisfecit concernant la baisse des prix des produits de première nécessité. Le patron du MCI estime avoir fait œuvre qui vaille en expliquant que les prix ont considérablement diminué sur le marché mais reconnait certaines entreprises réfractaires qui appliquent le marché noir. Jonas Coffy annonce, en ce sens, des visites d’inspection dans les supermarchés, magasins, entrepôts et les marchés publics en vue de combattre ce phénomène et de s’assurer que les prix appliqués sur les produits importés reflètent la baisse du taux de change.
Par Diego O. Charles
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