Suite à l'assassinat crapuleux du jeune étudiant de l'École Normale Supérieure, Grégory SAINT HILAIRE dans la soirée du vendredi 02 octobre 2020, dans une note de protestation publiée ce samedi 03 octobre, l'Association des Professeures/Professeurs de l’Université d’Etat d’Haïti (APUÉH) a condamné avec véhémence non seulement l’attaque perpétrée à l’Ecole Normale Supérieure, par des agent de l’Unité de Sécurité du Palais National (USGPN) ayant causé la mort de l'étudiant et mais également l’incendie de la bibliothèque de l'institution.
L'assassinat de Grégory SAINT HILAIRE a suscité l'émoi de toute la population et de la communauté estudiantine en particulier. Après des personnalités politiques, des organisations de droits humains, l'Association des Professeures/Professeurs de l’Université d’Etat d’Haïti a, pour sa part, condamné le meurtre imputant la responsabilité de cette acte au gouvernement.
«En toute circonstance, les forces de l’ordre, toute unité de la PNH, quelle que soit leur mission, doivent faire preuve de retenue. Rien ne peut expliquer cet acte barbare qui a entraîné le décès d’un ancien étudiant, d’un jeune enseignant du secondaire. Une telle barbarie n’a pas de précédent. Rien de tel ne s’est produit durant plus de trente ans de mouvements revendicatifs et sociaux dans le milieu estudiantin à l’UEH. La responsabilité de cet acte grave incombe au gouvernement de la République qui, encore une fois, donne la preuve de son mépris du droit d’exister, des revendications de tous les secteurs de la vie nationale et de son incompétence à y répondre », a martelé l'APUÉH dans sa note de protestation.
Plus loin, l'Association des Professeurs à pointé du doigt « ce gouvernement en proie à toutes les dérives et qui met en péril la vie de tous les Haïtiens, des ressources sûres dans un pays où elles sont rares, une parmi les bibliothèques les plus riches du pays, la communauté universitaire ».
«Tous les citoyens doivent se réveiller pour mettre un terme à cette situation. Le 28 août dernier, ce fut le tour du Dr. Monferrier DORVAL, professeur distingué de l’UEH et bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince pour qui le pays réclame encore justice sans être rassuré. Encore une fois, nous n’avons plus de compte à demander à ce pouvoir. Nous entendons simplement lui signifier que ses jours sont comptés. Et que, même après son depart, Haïti doit continuer d’exister et d’espérer des lendemains meilleurs», a poursuivi l'APUÉH soulignant « l’obligation d’exiger que justice soit rendue à cette dernière victime victime et à sa famille ».
Il faut noter que le porte parole de la PNH, intervenant sur une station de radio de la capitale, a fait savoir qu'une enquête est ouverte en vue de faire la lumière sur ce dossier et fixer les responsabilités.
Par Kervens Adam PAUL
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