PubGazetteHaiti202005

Haïti/ Formation du CEP: Des partis politiques de l'oppposition choqués, traitent le président de « dictateur ».

Edgard Lebkanc Fils, Coord OPL

L'OPL, La Fusion, le Secteur Démocratique, le MOCHRENA, VERITE, INIFOS, VEYE YO, AAA, INITE se disent choqués que le président Jovenel Moise ait pris sur lui la responsabilité de violer l'article 289 de la constitution qui fixe la façon de procéder pour former un CEP.

 

Dans une note conjointe, ces partis politiques « dénoncent le fait par le chef de l’état de continuer à violer la constitution, créant par voie de conséquence, les conditions pour une aggravation de la crise ». Selon eux, l'arrêté nommant ce CEP est d'autant plus anti-constitutionnel qu'il l'autorise à organiser un référendum pour doter le pays d'une constitution, ce que interdit la constitution en vigeur en son article 284 -4 : « Toute consultation populaire tendant à modifier la constitutiom par voie de référendum est formellement interdite ». 

Ce dernier acte de Jovenel Moise vient de prouver qu'il est un dictateur prêt à tout faire dans l'intérêt de ses patrons et au mépris des lois de la république, poursuit la note.

Toujours selon les opposants du régime, le président Jovenel Moise se prépare à faire main basse sur le processus électoral en vue d'organiser une sélection en lieu et place d'élections sérieuses. Ils pointent du doigt les secteurs représentés au conseil électoral provisoire ( CEP) qui ne représentent aucun groupe organisé connu dans le pays.

Après l'imposition par le pouvoir de la Carte Dermalog, l'arrêté nommant ce CEP est la deuxième étape du plan macabre du pouvoir visant à organiser des élections frauduleuses, enterrer la constitution et toute perspective de progrès de développement d'un pays axé sur la démocratie pour laquelle la population a consenti d'énormes sacrifices, ont par ailleurs dénoncé les signataires de ce document.

Jovenel Moise a déjà violé nombres d'articles de la constitution dont l'article 284-4 qui interdit de la changer par voie référendaire, article 136 qui oblije le président à la faire respecter, appliquer et la faire appliquer et celui 150 qui lui interdit de ne lui accorder plus de pouvoirs que ceux lui confèrent la loi mère, argumentent ces partis de l’opposition qui appellent au ralliement des forces progressistes en vue de stopper les dérives.

 

 

Par Jose Emmanuel

Politique

Culture

Economie

Sport