PubGazetteHaiti202005

Massacre au Pont Rouge:- Le Ministre de la justice Lucmane Déllile rejette les accusations et s'en prend aux organismes de droits de l'homme

Lucame Délille, ministre de la justice

Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Lucmane Délille, a rejeté ce jeudi d'un revers de main les accusations du RNDDH et de la Fondation Je Klere relatives aux connivences du gouvernement avec le groupe G9 qui a perpétré un massacre sur plusieurs dizaines d'habitants du Pont Rouge.

Lors d'une conférence de presse, la question des victimes du massacre n'a pas été abordée par Lucmane Délille. Même pas un mot de sympathie aux parents des victimes. Le ministre s'en est tout simplememt pris aux organisations de droits de l'homme ayant enquêté sur le massacre les accusant à son tour d'avoir attaqué l'État. Selon le ministre, ces organisations qui accusent le pouvoir de s'allier aux bandits sont les premières à intervenir pour les faire libérer ou pour empêcher que des opérations policières soient menées en vue de les déloger.

À la question d'un journaliste relative à la libre circulation du chef de bande Jimmy Chérisier tandis que sa tête avait été mise à prix par le Ministre Lucmane Délille, ce dernier renvoie la balle dans le camp de la police. Je ne peux pas faire le travail de la police à sa place, même si je suis son supérieur hiérarchique, a répondu le garde des sceaux de la république. 


Notons qu'en dépit des dénonciations des organismes de droits de l'homme sur l'implication présumée de plusieurs véhicules blindés dans le massacre et/ou la présence de plusieurs policiers aux côtés du G9, le ministre de la justice n'a annoncé l'ouverture d'aucune enquête pour faire le jour sur cette affaire. 

Un mois plus tard, aucune note non plus de la part du pouvoir pour comdamner ce nouveau massacre perpétré contre de pauvres gens des bidonvilles. 

 

 

Par Jose Emmanuel 

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