Le Ministère des Finances, de concert avec celui de l’Education Nationale et la Banque de la République d’Haïti a procédé, ce jeudi, au lancement du Plan National d’Education Financière. Une initiative qui vise à promouvoir l’éducation et l’inclusion financière de la population, selon les initiateurs. Elle fait suite à l’installation, mercredi, de la Commission présidentielle sur la Stratégie d’Inclusion Financière.
Combattre la pauvreté et l’exclusion sociale en Haïti ne peut se faire sans le renforcement des compétences et connaissances de la population en matière d’économie et de finance. Les autorités politiques semblent finalement en avoir pris conscience pour avoir premièrement pensé à doter le pays d’une stratégie d’inclusion financière et ensuite adopter un Plan National d’Education Financière, le PNEF, qui s’étend sur cinq ans. Il vise principalement à favoriser la formalisation des activités économiques et financières dans le pays, selon ce qu’a indiqué le ministre des finances, Michel Patrick Boisvert, dans ses propos de circonstance. Le grand argentier de la République se félicite du fait que le PNEF s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à renforcer les capacités de la population pour mieux s’insérer dans l’économie.
Dans le cadre de cette démarche, les autorités disent vouloir prendre des dispositions visant à renforcer les capacités de la population dans les domaines de la finance et de l’économie à travers une méthodologie éducative appropriée pour ensuite mettre à sa disposition les produits et services financiers adaptés à la réalité respective de chaque catégorie de personne. Le gouverneur de la Banque Centrale, Jean Baden Dubois, très impliqué dans cette démarche, donne la garantie que toutes les catégories de la société haïtienne seront prises en compte dans le cadre de l’implémentation du PNEF.
M. Dubois insiste sur la nécessité que toute la population s’approprie certains des grands concepts économiques pour la réussite du plan. Il explique qu’à partir du PNEF, les gens sauront, entre autres, comment investir et économiser leur argent. Ils seront également en mesure de comprendre pourquoi se doter d’une police d’assurance et comment le faire. Le tout vise à renforcer la résilience financière du pays.
Faut-il rappeler que selon la FinScope Haïti-2018, seulement 11 % de la population haïtienne est bancarisée contre 46 % en situation d’exclusion financière. Des indicateurs que ce plan quinquennal devra contribuer à améliorer.
Par Diego O Charles
Lezec15@gmail.com
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