Pour le premier ministre Joseph Jouthe, il n'y a pas matière à débat: le mandat de Jovenel Moise prendra fin le 7 février 2022. Ingénieur civil se son état, Jouthe dit se baser sur un simple calcul arithmétique pour étayer sa thèse. Invité à réagir sur l'argumentaire de la constititionnaliste Mirlande Manigat, le premier ministre croit qu'on a pas besoin d'être constitutionnaliste pour comprendre que le mandat du président touchera à sa fin en 2022.
Selon le Premier Ministre, il suffit seulement d'ajouter le chiffre 5 sur la date de prestation de serment du président Jovenel Moise( 7 février 2017) et on aura la date de l'expiration du mandat du président Jovenel Moise. « Même l'homme de la rue comprendra ce calcul », a renchéri le PM sur un ton ironique.
N'étant pas satisfait de la réponse du premier ministre, le journaliste Marco Présimond lui a relancé la question: comment pensez-vous pouvoir garder le pouvoir jusqu'en 2022 par un simple calcul arythmétique tandis que Jovenel Moise pour renvoyer des sénateurs élus pour 6 ans avait fait appel à la constitution ? N'y-a-t-il pas là un problème? Comment peut-on concilier ces deux positions. D'un côté vous utilisez la constitution et de l'autre un calcul arytmétique ? lui demande le journaliste.
Face à cette relance pour le moins surprenante, le premier minitre était resté plutôt évasif. Joseph Jouthe a tout simplement rappelé que le président n'avait pas renvoyé les sénateurs mais a de préférence constaté la fin de leur mandat.
Lors de cet entretien réalisé sur la place à la primature au Bicentenaire, le premier ministre qui déclare ironiquementne ne pas maitriser la constitution est aussi intervenu sur la question de savoir si Jocelerme Privert avait organisé une nouvelle élection ou poursuivre le processus électoral enclenché en 2015. Pour Joseph Jouthe, Privert qui avait le mandat de poursuivre les élections les avaient annulées pour les besoins politiques de l'époque, dit-il.
En ce qui a trait à la question de Garry Pierre Paul Charles relative à la possibilité pour le pouvoir de réaliser des élections dans le pays au cas où le président devrait diriger jusqu'au 7 février 2022, le premier ministre a évoqué le pullulement des gangs dans le pays. Pour lui, les gangs cherchent à controler des territoires en perpectives des prochaines élections. Il n'a toutefous annoncé aucune mesure pour y rémédier. Joaeph Jouthe promet de réaliser les prochaines élections avec les fonds de l'état, question de protéger notre souveraineté, déclare-il
Par Jose Emmanuel
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