PubGazetteHaiti202005

Artibonite : des gangs libèrent des centaines d’otages en échange de leurs proches, au moins huit otages tués

Des gangs libèrent des centaines d’otages en échange de leurs proches

Plus de 500 personnes ont été prises en otage, samedi 26 septembre 2026, dans le département de l’Artibonite, par les gangs « Palmiste » et « Gran Grif », en représailles à l’enlèvement présumé de deux de leurs proches par des membres d’un groupe d’autodéfense. Les otages ont finalement été libérés à la suite d’un échange de personnes. Cependant, au moins huit d’entre eux ont été tués et une dizaine d’autres blessés par les gangs, selon une militante des droits humains, Bertide Horace.


Contactée par la rédaction, Bertide Horace, porte-parole du Collectif Dialogue, Réconciliation et Conscientisation pour la Défense des droits humains, a indiqué que ces personnes avaient été enlevées alors qu’elles revenaient du marché de Pont-Sondé. D’autres  passaient par la route de Palmiste, une localité située dans la deuxième section communale de l’Artibonite, ou revenaient de différentes activités.

Selon elle, cette prise d’otages fait suite à l’enlèvement présumé d’une jeune femme présentée comme la nièce du chef du gang « Palmiste », Jonas Israël, qui est également  la sœur du troisième chef de ce même gang. Elle aurait été enlevée en compagnie d’un chauffeur de taxi.

D’après Bertide Horace, les gangs avaient publié une vidéo dans laquelle ils montraient les personnes retenues et donnaient un ultimatum de 30 minutes pour obtenir la libération de leurs proches.


« Dans cette vidéo, ils avaient menacé de massacrer toutes les personnes prises en otage », a affirmé Bertide Horace.


Cette menace, dit-elle, avait provoqué un mouvement de panique parmi les victimes. Certaines ont tenté de s’échapper pour sauver leur vie. Malheureusement, au moins huit d’entre elles ont été tuées par balles et à coups de machette par les gangs, tandis qu’une dizaine a été blessée au moment où ils tentaient à  s’enfuir », a-t-elle indiqué.


Face à cette situation alarmante, des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont dû, selon Horace, déployer des efforts afin de récupérer les deux personnes retenues par le  groupe d’autodéfense et pris des dispositions pour leur permettre de retrouver leurs familles.


Toujours selon Bertide Horace, après leur libération, les bandits ont publié des vidéos pour en faire l’annonce.

« La jeune dame et le chauffeur avaient été enlevées en raison de leurs liens familiaux avec les gangs », a expliqué la porte-parole.
Toutefois, elle souligne que cette dame ne réside pas dans la localité.


Le Bas-Artibonite est confronté depuis plusieurs années à l’emprise de groupes armés, qui y imposent leur contrôle sur plusieurs axes routiers et localités. Cette situation continue d’aggraver la situation sécuritaire et provoquer des déplacements forcés. 

Par: Daniella Saint-Louis

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