Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, se dit consterné par la nouvelle attaque perpétrée par l’organisation criminelle « Viv Ansanm » dans la commune de Kenscoff. Il condamne avec la plus grande fermeté cette offensive, qui a fait au moins une quarantaine de morts, plusieurs blessés par balles et des personnes prises en otage par les groupes armés.
L’annonce a été faite ce mardi 25 août 2026, dans un message publié sur son compte X.
Dans sa déclaration, Albert R. Ramdin adresse ses condoléances aux familles des victimes et exprime son soutien aux communautés touchées ainsi qu’aux autorités locales confrontées à cette nouvelle flambée de violence.
« Je condamne fermement l’attaque brutale perpétrée par des bandes criminelles à Kenscoff », écrit le secrétaire général de l’OEA, qui dénonce également le lourd coût humain et psychologique de la violence qui frappe la population haïtienne.
Selon lui, au-delà des destructions matérielles, le climat de terreur permanent infligé aux populations laisse de profondes cicatrices dans les communautés, prive les familles de paix et compromet l’espoir des jeunes de vivre dans un environnement sécurisé.
Ramdin appelle à accélérer la réponse sécuritaire.
Le secrétaire général de l’OEA rappelle les conclusions de sa récente mission de l’OEA en Haïti et estime que la communauté internationale doit désormais accélérer son action en matière de sécurité.
Il appelle ainsi les États membres de l’OEA et les partenaires internationaux à respecter sans délai leurs engagements en faveur de la Force de répression des gangs (GSF), estimant que le moment est venu de passer des promesses aux résultats concrets.
« La communauté internationale doit passer des promesses à la mise en œuvre et à l’obtention de résultats concrets », insiste-t-il.
Le GSF face au défi des incursions armées
La nouvelle attaque de Kenscoff remet une nouvelle fois au premier plan la capacité du dispositif sécuritaire à empêcher les groupes armés d’étendre leur influence vers des zones jusqu’ici relativement moins exposées.
Pour freiner ces incursions, le GSF devra notamment renforcer la présence opérationnelle dans les zones vulnérables, améliorer le partage de renseignements avec la Police nationale d’Haïti (PNH), sécuriser les principaux axes d’accès et intervenir rapidement contre les groupes armés avant qu’ils ne puissent consolider leurs positions.
Une meilleure coordination entre le GSF et la PNH, ainsi qu’un appui logistique et matériel conséquent, apparaissent également indispensables pour assurer des opérations plus efficaces et durables.
Une population toujours sous la menace
L’attaque de Kenscoff illustre une nouvelle fois la fragilité de la situation sécuritaire en Haïti. Alors que les autorités et leurs partenaires internationaux affichent leur volonté de reprendre le contrôle des territoires affectés par les gangs, les incursions répétées démontrent l’urgence de traduire les engagements en actions concrètes sur le terrain.
Webertson DORVIL
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