Le policier Jean Andersen Cantave, agent de l’UDMO issu de la 26ᵉ promotion de la PNH, et sa compagne Nathalie Michel ont comparu devant le tribunal criminel, le lundi 27 juillet 2026, dans le cadre du procès relatif à l’assassinat de la policière Nathanielle Médjine Michel, surnommée « Sœur Nathalie ». Le tribunal criminel, siégeant sans assistance de jury, a reconnu les deux accusés coupables d’assassinat, de complicité d’assassinat et d’association de malfaiteurs, les condamnant aux travaux forcés à perpétuité.
Le verdict a été rendu à l’issue du procès concernant le meurtre de la policière Nathanielle Médjine Michel, criblée de balles le 28 août 2024 à Delmas 75. Selon les éléments présentés à l’audience, la victime se trouvait à bord d’un véhicule de marque Suzuki Grand Vitara sans immatriculation lorsqu’elle a été attaquée alors qu’elle se rendait à son travail. Le constat effectué après le crime avait relevé 13 impacts de balles sur son corps.
Au cours de la procédure, le policier Jean Andersen Cantave aurait reconnu avoir tiré sur la victime. Le dossier comportait également des lettres ainsi que des menaces qui auraient été adressées auparavant à la policière par Nathalie Michel. Ces éléments ont été retenus par le tribunal dans l’examen de la responsabilité des deux accusés dans cette affaire.
Initialement, le juge d’instruction avait renvoyé Jean Andersen Cantave et Nathalie Michel devant le tribunal criminel avec assistance de jury pour les chefs d’assassinat, de complicité d’assassinat et d’association de malfaiteurs. Toutefois, le ministère public a soulevé une difficulté juridique liée à la présence de l’accusation d’association de malfaiteurs. Selon l’argumentation présentée à l’audience, les dispositions légales relatives à la connexité des infractions ne permettaient pas au tribunal de siéger avec un jury pour l’ensemble des chefs retenus.
En application de l’article 98 du décret du 22 août 1995 relatif à l’organisation judiciaire, le tribunal a donc écarté les jurés et poursuivi l’audience en tribunal criminel sans assistance de jury. À l’issue des débats, les deux accusés ont été déclarés coupables des faits qui leur étaient reprochés et condamnés à la peine des travaux forcés à perpétuité. « C’est une sanction prévue par la loi pour ce crime », a expliqué le président du tribunal, le juge Bernard Saint-Vil, pour justifier la peine prononcée contre les deux condamnés.
Arnold Junior Pierre
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