PubGazetteHaiti202005

Coronavirus-Le port du masque, un défi pour l'État et un fardeau pour la population

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Porter un masque, surtout dans les espaces publics reste et demeure un fardeau pour bon nombre de membres de la population haïtienne, alors que cela aide à prévenir le Coronavirus. 
Dans les marchés publics, notamment, cet élément nécessaire et indispensable des mesures préventives au Covid-19 n'est toujours pas pris en compte par ceux qui les fréquentent

Au cours d'une visite effectuée ce mardi aux marchés Salomon et Canapé-vert, le constat était plutôt choquant. 

Au marché Salomon, on a rencontré une marchande quadragénaire, étalant des produits de première nécessité, elle ne porte  pas de masque. "Je refuse de porter un cache-nez puisque je ne suis pas malade", martèle t-elle. D'ailleurs, cette histoire de la présence du coronavirus sous le sol national c'est de la politique", a-t-elle déclaré. « Personne ne va me forcer à me laver les mains, pour me protéger d'un quelconque virus, puisque je vends ici depuis des années, au milieu des détritus, et je suis exposée aux crachats des passants, je suis toujours en vie », a-t-elle ajouté. Les gens vivent entre ignorance et entêtement. 

Un autre groupe de commerçants expliquent avoir fait des efforts pour se procurer leurs propres masques, puisque ceux promis par le gouvernement n’ont toujours pas été livrés,  mais ils avouent ne pas les porter religieusement soit pour des raisons respiratoires, ou ils se sentent tout simplement mal à l'aise avec un cache-nez au visage. 

Au marché du Canapé-vert, le décor n'est pas trop différent.  
Ici, les commerçants écoulent en toute quiétude leurs produits. Seulement quelques-uns portent un cache-nez, alors qu'ils affirment que des masques leur ont été distribués, pas plus tard, lundi. 

À rappeler que le chef du gouvernement Joseph Jouthe a indiqué lundi, dans plusieurs médias de la place, que 5 millions de masques sont disponibles dans le pays, précisant que des distributions avaient déjà eu lieu dans les communes de Port-au-Prince, de Tabarre et de Pétion-ville. 

 


Par, M.E

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