À l’occasion du 223e anniversaire de la disparition de Toussaint Louverture et du 43e anniversaire du Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH), les autorités haïtiennes ont rendu un vibrant hommage au précurseur de l’indépendance, tout en appelant à l’unité nationale face aux défis actuels.
La cérémonie officielle du 7 avril 2026 s’est déroulée en trois temps forts. Une première séquence a eu lieu à la Place Toussaint Louverture, au Champ de Mars, suivie des discours officiels au MUPANAH. Une troisième étape s’est tenue sur la place du Nèg Mawon, symbole de la résistance et de la liberté. Ces différents moments ont permis de rendre un hommage solennel à l’une des figures majeures de l’histoire haïtienne.
Le gouvernement haïtien a commémoré, ce 7 avril, la disparition de Toussaint Louverture, figure emblématique de la lutte pour la liberté, dans une cérémonie marquée également par les 43 ans du MUPANAH. Dans son intervention, le ministre de la Culture et de la Communication, le Dr Emmanuel Ménard, a salué la mémoire d’un homme dont l’héritage transcende les siècles, affirmant que « la liberté est une force vivante enracinée dans la conscience d’un peuple ». Il a aussi évoqué le contexte difficile que traverse le pays, entre insécurité, précarité et crise humanitaire, tout en réitérant l’engagement de l’État à soutenir la population malgré des moyens limités.

Prenant la parole à son tour, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a inscrit cette double commémoration dans une dimension à la fois historique et symbolique. Évoquant la mort de Toussaint Louverture au Fort de Joux en 1803, il a rappelé que « l’on n’a abattu que le tronc de l’arbre de la liberté », mettant en avant la résilience du peuple haïtien. Selon lui, le MUPANAH demeure aujourd’hui « le gardien vigilant » de cette mémoire collective, un espace où se croisent les sacrifices des ancêtres et les aspirations contemporaines.
Dans un contexte national marqué par de profondes difficultés, les autorités ont insisté sur la nécessité de s’inspirer de l’héritage des pères fondateurs, notamment Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe et Alexandre Pétion, afin de renforcer la cohésion nationale. « On ne détruit pas un peuple dont les racines sont devenues universelles », a déclaré le chef du gouvernement, appelant à préserver cet héritage et à bâtir une République fidèle à ses fondements.
Arnold Junior Pierre
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